Couverture du périphérique

Les couvertures du périphérique, inscrites au contrat de plan État-région 2000-2006 (CPER), signé le 8 mai 2000, concernaient trois secteurs : la porte des Lilas, la porte de Vanves et les secteurs de la porte des Ternes et de la porte de Champerret (17e). Ces projets étaient inscrits au chapitre  » requalification urbaine  » du contrat de plan (article 5 : environnement des infrastructures).

L’enveloppe allouée à ces projets s’élevait à 173M€ HT, soit 207,8 M€ TTC :

  • dont 61 M€ à la charge de la Région
  • dont 61 M€ à la charge de l’Etat
  • dont 51,8 M€ à la charge de la Ville de Paris

Ce financement correspond à la réalisation des ouvrages de couverture (génie civil, équipements de sécurité, de ventilation…), hors aménagements de surface et de voirie aux abords.

Dans le cadre du CPER, les opérations sont financées par la Ville de Paris, avec la participation de l’Etat et de la région Ile-de-France dans le cadre du contrat de plan.

Or, il faut savoir que l’Etat n’a pas contribué d’un centime à l’opération de la Porte de Vanves, demandant à reporter sa participation financière sur l’opération du secteur Ternes et Champerret. Ce sont donc la Ville et la région Ile-de-France qui ont du supporter  seuls le coût de cet aménagement pour la Porte de Vanves.

Le Maire de Paris a donc écrit en 2006 à l’Etat pour signifier qu’il acceptait de faire les avances budgétaires pour réaliser la Porte de Vanves, mais que de ce fait, cela reporterait les travaux dans le 17ème à la participation financière réelle de l’Etat, la Ville de Paris ne pouvant prendre à sa charge ce surcoût du fait du désengagement par l’Etat.

Les travaux de la porte des Lilas et de la porte de Vanves ont donc été achevés grâce à l’action et à l’engagement de la Ville de Paris

Pour le 17ème, au départ, la couverture du périphérique dans le 17e concernait au départ deux secteurs distincts :
1/ La Porte des Ternes

  • Tronçon compris entre l’avenue dela Porte des Ternes et le Stade Paul Faber.
  • Longueur à couvrir : 180 m
  • Linéaire couvert résultant : 440 m (compris ouvrages existants, stade notamment)
  • Surface créée : 9 700 m_ environ (hors talus)

2/ la Porte de Champerret

  • Entre la rue du Caporal Peugeot et la rue de Courcelles.
  • Longueur à couvrir : 280 m
  • Linéaire couvert résultant : 985 m (compris ouvrages existants)
  • Surface créée : 14 000 m_ environ (hors talus)

La concertation avec les habitants a permis de valider une couverture continue (soit 1,7 km) prenant en compte le tronçon Porte de Villiers. L’opération est donc plus ambitieuse qu’au départ. Le budget global en a donc été augmenté et atteint aujourd’hui 280 millions d’euros.

Cette décision de prendre en compte tout le tronçon a eu pour conséquence de rendre nécessaire une nouvelle étude technique de type « tunnel ». Cette étude n’est actuellement pas terminée. Ce sont la Ville de Paris et la Région seules qui ont pris à leur charge le surcoût de cette étude.

Très, très récemment, Mme Le maire du 17e nous a fait savoir en conseil d’arrondissement du 13 octobre 2008 (!) que M. le Ministre des transports Dominique Bussereau, lui avait adressé un courrier le 23 septembre 2008 indiquant que l’Etat confirmait son engagement de financer cet aménagement à hauteur de 35,7 M€.

On peut s’étonner à juste titre que le Ministre n’ait pas jugé bon d’en informer directement le Maire de Paris et ses adjoints…

Dans ce courrier « indirect », le Ministre déclare que le financement de la part de l’Etat se fera dans le cadre de la programmation de l’Agence de Financement des infrastructures de Transport de France (AFITF) qui rassemble la totalité des moyens consacrés aux investissements routiers.
Or les caisses de cette agence, l’AFITF sont vides. M. Stéphane Khélif, secrétaire général de l’AFITF s’en est encore ému lors des discussions en commission, relatives au projet de loi de programme Grenelle 1, en juillet dernier. En effet, en privatisant les autoroutes, l’Etat s’est privé de recettes pour financer l’AFIT et n’abonde pas par ailleurs ce fonds.

Sans remettre en cause la parole du Ministre, on est en droit de s’étonner de l’entendre s’engager sur un fonds de financement qui est à sec… !!!

Donc que va-t-il se passer ?

Les nouvelles études doivent être finalisées, et les incidences financières évaluées. La Ville de Paris, une fois ces éléments en main, pourra soumettre à l’Etat une demande de subvention correspondante, et nous verrons bien alors si l’Etat dégage réellement des moyens financiers sonnants et trébuchants…

Et la Maire du 17e pourra peut-être arrêter de créer des polémiques stériles et s’assurer auprès de ses amis politiques du gouvernement que des moyens financiers réels soient données à l’AFITF en vue du financement des travaux. Et si, par la même occasion, elle arrivait à obtenir une rallonge budgétaire pour compenser partiellement le surcoût de l’extension du projet… Peut-être qu’enfin, elle ferait œuvre utile, plutôt que d’attaquer ad hominem Annick Lepetit comme hier en Conseil de Paris (se faisant même rappeler à l’ordre par le Président de séance) contre laquelle elle enrage de n’avoir pu lui prendre son mandat de députée.

Que Mme le Maire s’occupe plus sérieusement de ses administrés que cela.

Ils le méritent bien pourtant !

Porte de Vanves (14ème/ 15ème)

  • Tronçon compris entre la Porte de Brancion et la Porte de Vanves, en se prolongeant sur 50 m environ à l’Est de celle-ci, au droit du square Maurice Noguès.
  • Longueur couverte : 275 m
  • Linéaire couvert résultant : 410 m (compris ouvrages existants)
  • Surface créée : 10 000 m_ environ

Porte des Lilas (19ème / 20ème)

  • Deux secteurs qui concernent d’une part, la Place du Marquis du Vercors, et d’autre part, les abords du square Léon Frapié et de la Cité des Fougères.
  • Longueur couverte : 260 m et 140 m
  • Linéaire couvert : 320 et 360 m (compris ouvrages existants)
  • Surface créée : 17 500 m_ environ (hors talus)

 

2 Réponses à “Couverture du périphérique”


  • Georges Chéroute

    Bonjour,

    Je suis riverain du périphérique entre la porte de champerret et l’avenue de la porte de Villiers depuis 1989.
    Devant chez moi se trouve l’école rue Charles Tournemire.
    Lorsque j’ai emménagé en 1989, déjà il était prévu que le périphérique soit couvert (c’est ce que l’on m’a déclaré à l’époque) ne serait ce que pour l’air respiré par les enfants.
    Quelques années après : les plots de fixation pour permettre la fixation de gros poteaux, au centre du périphérique, ont été arrachés. Je mes suis alors posé la question si je devais déménager, mais vu le prix des loyers je suis resté, n’ayant pas les moyens de louer un autre appartement me permettant d’héberger ma famille.

    Bilan 20 ans après: la pollution n’arrête pas d’augmenter. Les peintures à l’intérieur de l’appartement doivent être refaites très souvent. Les maladies respiratoires des habitants de l’appartement ont tendance à devenir récurrentes. Je ne peux pas dire si la proximité du périphérique est un facteur aggravant. En tout cas, je ne pense pas que ce soit un facteur favorisant la santé de ma famille.

    Si donc il y a enfin couverture du périphérique, le secteur en face l’école rue Charles Tournemire doit absolument être couvert, pour la santé de la génération qui nous remplacera

    Georges Chéroute

  • @ Monsieur Chéroute,
    Le tronçon allant jusqu’à la Porte de Villiers comprend en effet le secteur en face de l’école maternelle de la rue Tournemire. Dès que l’Etat aura versé les 36 millions qu’il doit à la Ville pour la couverture du périphérique, les procédures pourront commencer.
    Bien cordialement
    Isabelle Gachet

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