Lors du dernier conseil d’arrondissement, les élus de gauche ont présenté plusieurs vœux en lien avec l’école.
Vœu relatif aux modalités d’acceptation ou de refus des demandes de dérogation de secteur scolaire
Ce premier vœu concernait la procédure d’acceptation ou de refus des demandes de dérogations de secteur scolaire. De nombreux parents d’élève du 17e nous ont en effet exprimé leur incompréhension face à cette procédure qui leur semble peu transparente et parfois arbitraire. Nous pensions pour répondre à cette réalité qu’il serait judicieux d’ouvrir la commission de dérogation du 17e aux associations de parents d’élève, et de fixer des critères clairs et transparents tenant compte naturellement des risques de fermeture de classes.
Mme d’Orlando nous a répondu que cette procédure est parfaitement transparente (chacun appréciera) et que le fait de demander d’y associer des associations de parents d’élève est une atteinte grave faite à l’intégrité des directeurs d’école et des membres actuels de cette commission… On croit rêver en entendant des arguments de si mauvaise foi ! Notre vœu a été repoussé par la majorité municipale de droite.
Vœu relatif aux modalités des visites d’architecture dans les écoles du premier degré
Il s’agissait là aussi de transparence puisque nous demandions que, désormais dans le 17e comme dans d’autres arrondissements, des représentants de parents d’élèves élus dans les conseils d’école soient conviés aux visites d’architecture de l’école de leurs enfants. Pascal Cherki, adjoint au Maire de Paris en charge de la vie scolaire et de la réussite éducative, le recommande par ailleurs.
Là encore, Mme d’Orlando a usé de motifs fallacieux pour repousser notre vœu arguant du manque de respect que cela signifiait pour les personnels de la ville effectuant ces visites et pour les directeurs d’écoles. Elle a prétendu que cela n’était pas de sa responsabilité alors même que Pascal Cherki a clairement indiqué qu’il lançait cette initiative à la discrétion des maires d’arrondissement même s’il l’encourageait.
Vœu relatif aux modalités d’adhésion à la caisse des écoles du 17e
Les caisses des écoles assurent notamment la restauration scolaire et celle des centres de loisirs du mercredi, des petites et grandes vacances. Tous les repas servis dans les écoles publiques de l’arrondissement sont préparés par les cuisinières de la Caisse des Ecoles. Instituées par la loi du 10 avril 1867 relative à l’organisation de l’enseignement primaire, les caisses des écoles avaient initialement pour rôle de grouper autour des écoles publiques les personnes désireuses de contribuer au développement de l’instruction primaire, à stimuler la fréquentation des écoles par des récompenses aux bons élèves et des secours aux enfants des familles indigentes.
Avec le temps, le champ d’action des caisses des écoles s’est développé et élargi à des activités telles que la gestion des cantines scolaires, les garderies, les colonies de vacances ou les activités sportives périscolaires. Les caisses des écoles sont gérées, au quotidien, par un chef des services économiques nommé par le maire d’arrondissement et délégataire d’un certain nombre de compétences financières (signature des bons de commandes) ou en matière de personnel (le chef des services économiques signe les arrêtés de nomination des agents des caisses des écoles).
Établissements publics, les caisses des écoles adoptent elles-mêmes leur propre budget ; elles procèdent également au recrutement de leur personnel, fonctionnaire pour les tâches administratives, contractuel pour les cantines.
Les caisses des écoles adoptent elles-mêmes leur propre budget : les comptes de l’établissement public sont arrêtés par le comité de gestion et présentés en annexe du budget de la commune.
Dans la majorité des arrondissements, l’adhésion à la caisse des écoles est libre et directe. Tout parent d’élève, enseignants, habitant de l’arrondissement peut adhérer sur simple demande et avec une contribution annuelle ultra modeste.
Dans le 17e, chose curieuse, il faut être coopté par deux membres de la caisse des écoles pour pouvoir y rentrer. La cooptation étant une procédure peu démocratique, nous avons donc demandé à la Maire d’arrondissement qui préside cette structure de proposer aux gestionnaires de la caisse des écoles du 17e de modifier leur statut pour rendre plus démocratique l’adhésion.
Madame d’Orlando, toujours la même, nous a répondu en prétendant que cela ne concernait pas la mairie d’arrondissement dans la mesure où il s’agit d’un établissement indépendant, et peu importe que la Présidente en soit Mme le Maire ! Et surtout, peu importe que des parents d’élèves, souhaitant adhérer à la caisse des écoles, aient été déboutés faute de cooptation.
Naturellement, nous allons essayer de trouver des membres de la caisse des écoles pour les coopter. Annick Lepetit y est membre de droit en tant que députée, et Fabienne Dupuij, conseillère d’arrondissement, y a été désignée récemment. Malheureusement, nous devrons encore attendre pour pouvoir répondre aux attentes des parents d’élèves car, pour pouvoir coopter quelqu’un dans le 17e, il faut être membre depuis plus d’un an.
En attendant nous avons demandé à la mairie et à la caisse des écoles la liste des membres à jour mais sans succès jusqu’à aujourd’hui. Une fois de plus, la Mairie du 17e fait preuve d’une grande transparence dans son fonctionnement ! Alors que les choses pourraient être si simples comme dans les autres arrondissements !
Vœu relatif aux incidents survenus au collège Boris Vian le 20 janvier 2009
Nous avons également déposé un vœu concernant l’incident grave qui s’est déroulé au collège Boris Vian le 20 janvier dernier durant lequel le gardien du collège a été sérieusement blessé. Nous demandons au rectorat des moyens supplémentaires pour le collège et au Préfet de police un renfort de la police de proximité dans le quartier de la Porte d’Asnières. De son côté, la ville de Paris s’est engagée à apporter son soutien à l’établissement et à considérer toutes les améliorations possibles pour le collège et le quartier.
Notre vœu a pu être adopté avec les seules voix de la gauche car la majorité municipale n’a pas souhaité participer au vote. Elle a justifié sa non participation en prétendant que les considérants de notre vœu insinuaient qu’elle n’avait rien fait pour traiter les problèmes du quartier. Il n’en est rien bien évidemment, et il est regrettable qu’elle ait eu cette attitude face aux difficultés de la communauté scolaire et du quartier.
J’ai personnellement passé plusieurs heures au collège lorsque les enseignants ont exercé leur droit de retrait et je serai présente lors de la réunion de concertation du jeudi 5 février que le rectorat a finalement acceptée. J’ai également présenté ce vœu en conseil de Paris ce lundi 2 février, et il a été adopté par la seule majorité municipale parisienne avec le soutien de l’adjoint concerné, Pascal Cherki.
Nous resterons mobilisés et vigilants sur ce dossier.
Vœu relatif à l’amélioration des transports dans le 17e
Nous demandions aux élus de la majorité de droite du 17e de se joindre à nous et au Maire de Paris pour demander à l’Etat d’aider au financement des transports publics en Ile de France comme cela devrait être naturellement fait, notamment pour réaliser des infrastructures qui seraient particulièrement utiles pour les habitants du 17e, notamment ceux des quartiers périphériques tels que la Porte d’Asnières, la Porte Pouchet ou pour le futur quartier Clichy-Batignolles (extension du tramway jusqu’à la Porte d’Asnières au moins, désaturation de la ligne 13, projet d’Eole qui pourrait passer par Pont Cardinet…). La majorité municipale du 17e a là encore refusé de participer au vote ne souhaitant sous doute pas se mettre en porte-à-faux vis-à-vis du gouvernement actuel…
Nous avons également représenté les vœux que la maire d’arrondissement avait refusé de présenter lors du dernier conseil :
Vœu relatif à la mise en œuvre en œuvre d’une opération coordonnée de nettoiement approfondi et de sensibilisation autour du boulevard de la Somme et des rues avoisinantes
Il a été rejeté au motif que cela devrait être fait mais que les dates ne sont pas encore connues…
Vœu relatif au recrutement de vacataires pour le temps méridien et l’insertion professionnelle des jeunes de 16 à 25 ans du 17earrondissement
J’ai accepté de retirer mon vœu la mairie du 17e ayant finalement décidé que ce n’était pas une mauvaise idée, et ayant commencé à le mettre en œuvre depuis les derniers conseils d’arrondissement et de Paris où je l’avais présenté et fait adopter.
De son côté, la droite du 17e a déposé deux vœux :
Vœu relatif à la présence de vendeurs à la sauvette aux abords des stations de métro Pereire, Villiers, Ternes et plus particulièrement les samedis dans les rues Guersant, Lévis, Poncelet, et Lebon.
Ils demandaient au Maire de Paris de prendre des mesures pour limiter ce phénomène. Or il se trouve que la verbalisation n’est pas du ressort de la Ville mais de la Préfecture. Quant au recensement des ventes sauvages qu’ils demandaient au Maire de Paris d’effectuer, cela est d’autant plus ridicule que si recensement il devait y avoir, c’est bien aux mairies d’arrondissement que cela devrait incomber dans la mesure où elles sont au plus proche des problèmes et sont censées connaître le terrain ! Par ailleurs, la droite oublie que le problème des ventes à la sauvette est un problème complexe qui cache des réalités humaines parfois difficiles qui nécessitent beaucoup d’humanité dans leur traitement. De toutes les façons, c’est un travail de longue haleine de sensibilisation qui doit être menée conjointement par la mairie d’arrondissement en lien avec la préfecture de police pour la partie « répression ». Nous avons donc voté contre ce vœu qui n’adressait pas le bon destinataire, qui stigmatisait une population en situation souvent précaire, et qui n’apportait aucune solution crédible au problème.
Vœu relatif à la réforme des critères d’attribution des subventions aux associations sportives au titre du sport de proximité.
La ville de Paris a fait le choix d’instituer des critères plus justes pour l’attribution des subventions aux associations sportives ne prenant plus seulement en compte le nombre de licenciés des associations mais également leur situation financière (résultats excédentaires de certaines associations) et surtout leur utilité sociale (Promotion du sport féminin, du sport pour les personnes en situation de handicap, du sport Seniors, d’actions à visées sociales, participation à la vie associative locale, inscription du club dans un quartier Politique de la Ville).
La droite s’inquiétait donc que certaines associations excédentaires puissent « souffrir » de ces critères. Nous les avons rassurer en le rappelant qu’il était prévu que soit pris en compte les projets à long terme des associations, si c’est le motif qui les conduisait à être excédentaire.
Concernant leur demande de consulter les mairies d’arrondissement en amont sur les subventions, c’est également déjà le cas. De plus, ils savaient parfaitement que le Maire de Paris prévoyait une communication importante « pour un meilleur service de proximité aux Parisiens » dans laquelle il annonçait de renforcer les pouvoirs des maires d’arrondissement, en leur confiant notamment l’attribution des subventions aux associations d’intérêt local.
D’ailleurs, nous ne pouvons que regretter que la maire du 17e n’ait pas inscrit à l’ordre du jour du conseil d’arrondissement cette communication du Maire de Paris, alors même qu’ils y étaient invités. Mais il faut dire que toutes les mairies dirigées droite ont fait pareil.