Archive mensuelle de avril 2009

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Des parents en colère à l’école Brochant

Depuis le début de l’année et le départ de leur enseignante en congé maternité, les enfants d’une classe de petite et moyenne section subissent le défilement sans fin de maîtresses.

En soutien à l’action des parents, j’ai écrit à l’Inspecteur d’Académie, Monsieur Rosselet, pour lui demander qu’un enseignant soit affecté durablement à cette classe, et que les enfants n’aient plus à subir une telle perturbation de leur scolarité.

Des parents en colère à l'école Brochant dans Mandat d'élu pdf Lettre à Monsieur l’Inspecteur d’Académie

L’Education nationale semble donc incapable de répondre aux besoins de remplacement avec les moyens qu’elle a déjà réduits, et cependant, l’Académie de Paris prévoit encore de supprimer de 22,5 postes de brigades de remplacement pour la prochaine rentrée scolaire : chercher l’erreur… Encore une mise à mal de notre système éducatif.

Espérons que Monsieur Rosselet prendra rapidement les mesures nécessaires.

Centres sociaux : et si on continuait…

Je me suis rendue cet après-midi 4 avril au centre social CEFIA, rue Kellner et rue de la Jonquière. J’y ai exprimé le soutien de la majorité municipale parisienne à l’action qu’ils mènent avec l’ensemble des centres sociaux et socioculturels associatifs parisiens (« Et si on arrêtait tout »).

L’action des centres sociaux, qui accueillent des jeunes et des familles en difficulté autour d’activités périscolaires, d’alphabétisation ou d’insertion, est déterminante dans un contexte de crise économique et sociale qui frappe les Parisiens les plus fragiles.

A l’heure où le département de Paris poursuit sans relâche son plan de renforcement financier des centres sociaux parisiens initié depuis 2001, nous constatons avec inquiétude le désengagement de l’Etat en matière de solidarité.

Sur les cinq dernières années, on note :

  • une progression de la participation du Département et de la Caisse d’Allocations Familiales (CAF) de Paris ;
  • inversement, une baisse des lignes de financement de l’Etat ou d’organismes financés par l’Etat.

A titre indicatif, de 2001 à 2009 :

  • l’aide financière apportée par le Département, qui représente environ 35% du budget total des centres sociaux, a été multipliée par 5, avec 800 000 euros supplémentaires pour 2009 ; Paris a ouvert 8 centres depuis 2001 et va en créer 6 nouveaux d’ici 2014, dont 3 en 2011 ;
  • la part de l’Etat, qui représentait 21,4% des ressources des centres sociaux associatifs parisiens en 2001, ne représentait plus que 9,8% en 2007. Dans le même mouvement, la participation de l’Acsé est passée de 9.6% en 2003 à 5.5% en 2007.

Cette journée est donc l’occasion pour la Ville de démontrer une nouvelle fois son intime conviction du caractère indispensable des centres sociaux pour Paris et de leur plus value sociale à l’égard des habitants. La majorité municipale parisienne est convaincue que le travail des centres sociaux est vital pour perpétuer le vivre ensemble et garantir la cohésion sociale dans notre ville.

A ce titre, la Ville prendra toute sa part dans une négociation globale (Etat, région, département) sur le financement efficient des centres sociaux et ne manquera pas de continuer à interpeller et convaincre les différents partenaires, et plus particulièrement l’Etat, pour que les centres sociaux continuent leur projet de développement social participatif, et ce dans les meilleures conditions.

Des fers d’esclave brisés en hommage au général Dumas

120pxalexandredumas17621806.jpgLe général Dumas, père et grand-père des deux Dumas (Père et Fils) est né esclave à Saint-Domingue (Haïti) en 1762, fils d’un noble français et d’une esclave, Maire-Césette. Vendu pour payer le retour de son père en France, puis racheté par lui, il put bénéficier finalement d’une éducation d’un jeune noblereau de son époque. Fâché avec son père, il s’engagea dans l’armée française et devint le premier général noir de l’armée française par ses faits d’armes héroïques.

Il participa aux campagnes de Belgique, d’Italie et d’Egypte, de même qu’à la guerre de Vendée, et à la guerre des Alpes, où il se distingua et fut rapidement promu. Il fut avec ses amis et camarades de combat, Espagne, Beaumont et Piston, l’inspirateur des Trois Mousquetaires, écrit plus tard par son fils qu’il eut avec une jeune femme de Villers-Cotterêts (Aisne).

Pour avoir refusé de participer aux massacres de civils vendéens menés par la convention et avoir démissionné, il fut menacé de l’échafaud.

En 1802, Bonaparte rétablit l’esclavage qui avait été aboli à la révolution. Refusant de participer à nouveau à la mise au pas de l’insurrection de Saint-Domingue au nom de son « origine nègre », il fut victime de l’épuration raciale de l’armée et mis à la retraite sans pension. Cet homme qui avait combattu pour la République mourut dans la misère à Villers-Cotterêts. Il y laissa un très jeune fils qui transforma la mémoire de ce père, perdu trop tôt et presque inconnu en somme, en un roman d’aventures riches et exaltantes.

En 1912, après le centenaire de sa mort, sa statue fut installée boulevard Malesherbes. Elle formait un triangle avec les statues d’Alexandre Dumas père par Gustave Doré et d’Alexandre Dumas fils par René de Saint-Marceaux. Elle fut détruite en 1943 par les collaborateurs à la demande des occupants nazis.

En ce jour anniversaire de l’assassinat de Marthin Luther King, le Maire de Paris Bertrand Delanoë a inauguré en présence de l’écrivain Claude Ribbe, biographe et défenseur du général afro-antillais Dumas, et des élus de Villers-Cotterêts et du 17e arrondissement une oeuvre monumentale de Driss Sans-Arcidet représentant des fers d’esclave brisés.

Avec Lamine N’Daw, conseiller d’arrondissement de l’opposition, nous avons été fiers d’assister à cette inauguration en présence de la Garde républicaine, et particulièrement émus du discours de Monsieur Claude Ribbe sur la lutte contre le racisme sous toutes ses formes et à toutes les époques et le symbole fort de cette reconnaissance. Annick Lepetit était là également. Bertrand Delanoë a – quant à lui – rappelé qu’il espérait toujours que l’Etat français remette à titre posthume la Légion d’honneur au général Dumas. A l’issue de la manifestation, un « street-band »  a clôturé de façon festive cet hommage.

Hommage au général Dumas
Album : Hommage au général Dumas
4 avril 2009
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Des fers d'esclave brisés en hommage au général Dumas dans Mandat d'élu doc Allocution de Claude Ribbe samedi 4 avril 2009 à l’occasion de l’inauguration du monument au général Dumas, place du Général-Catroux à Paris en présence du maire de Paris, M. Bertrand Delanoë, et du Commissaire à la diversité et à l’égalité des chances, M. Yazid Sabeg.

Paris lance un appel à projets pour créer des structures qui emploient des personnes en difficulté

L’économie sociale et solidaire est un volet important de la politique de Paris pour favoriser l’emploi : elle met l’accent sur des objectifs sociaux, humains, sur d’autres modes de gouvernance économique et pas seulement sur la rentabilité, et propose des solutions innovantes pour soutenir l’emploi, le développement économique et le lien social.

Face à la crise économique et sociale, qui touche en premier lieu les populations modestes et défavorisées, la majorité parisienne a souhaité renforcer ses actions pour développer l’emploi.  La Ville de Paris s’est fixée pour objectif le retour à l’emploi de 12 000 allocataires du RMI par an à l’horizon de 2013, et 9 000 dès 2009, dont 2200 grâce à l’économie sociale et solidaire. A titre d’exemple, près d’une centaine de structures d’insertion par l’activité économique existent déjà à Paris. Elles ont employé plus de 8000 personnes en 2008.

Pour développer le nombre de structures qui emploient des personnes en difficulté tout en créant des services nouveaux pour les Parisiens, la Ville de Paris lance un appel à projets, ouvert du 10 avril au 10 juillet 2009. A l’initiative de Seybah Dagoma, adjointe chargée de l’économie sociale et solidaire, il sera débattu en Conseil de Paris le 6 avril.

Inscrit dans le cadre d’un partenariat entre services publics et acteurs de terrain, cet appel à projets a pour objectifs :

  • de multiplier les opportunités d’insertion pour les Parisiens éloignés de l’emploi ;
  • de favoriser l’innovation sociale ;
  • de développer les emplois dans les domaines des services à la personne, de l’environnement, et du commerce équitable.

Les projets lauréats seront retenus à l’automne par un jury associant les professionnels du secteur. Ils pourront notamment bénéficier :

  • d’une subvention d’aide au démarrage allant jusqu’à 25 000 euros,
  • d’une participation financière en fonction de l’embauche d’allocataires du RMI,
  • d’une aide à la recherche de locaux d’activité,
  • d’un accompagnement,
  • et d’une mobilisation des supports de communication de la Ville.

L’objectif est de créer au minimum 5 structures nouvelles en 2009, et autant en 2010, ce nombre étant évolutif en fonction des projets reçus.

Concertation sur la future traverse du 17e

La concertation sur le projet de Traverse des 17ème et 18ème arrondissements est lancée. Mercredi 6 mai, Annick Lepetit, adjointe au Maire de Paris, organisera en présence des élus locaux concernés une réunion de présentation pour que les conseils de quartier se saisissent de ce projet afin de rassembler les avis et les attentes des habitants sur ce nouveau service de transport de proximité.

Pour en savoir plus : le site d’Annick Lepetit

Les retraités parisiens s’engagent dans la réserve solidaire

La réserve solidaire de Paris vient de naître : elle rassemble des retraités de la Ville de Paris pour aider la collectivité en cas de crise majeure (tempête, canicule, attentats…) dans la capitale. Un exemplaire d’engagement solidaire.Ils sont les réservistes de Paris : la réserve solidaire vient d’être créée. Elle rassemble des agents retraités de la Ville de Paris et est placée sous l’autorité du maire de Paris. Pourquoi une telle réserve ? Ces bénévoles pourront aider la collectivité en cas de crise majeure (tempête, attentats, épidémie…). Ils pourront apporter leur soutien lors du plan grand froid ou du plan canicule.

Objectif : constituer une réserve de retraités de la Ville, habitant à Paris ou en petite couronne.

Leur action sera complémentaire de celle des associations caritatives, humanitaires ou d’entraide déjà existantes.

Une centaine de membres

66 personnes ont déjà été recrutées. Parmi eux, 44 % d’hommes et 56% de femmes. Leurs compétences sont variées : accueil-orientation, soutien psychologique, prévention, manutention, transports… A terme, la réserve comptera une centaine de membres.

La naissance de cette réserve est un exemple d’engagement solidaire, valorisé à Paris par le passeport bénévole.

Une plate-forme d’aide à l’insertion des artistes

Les allocataires du RMI sont environ 8.000 à Paris à avoir un projet artistique et à chercher à le concrétiser, soit près d’un allocataire du RMI parisien sur six.

Pour leur venir en aide, Paris crée un nouveau dispositif, en complémentarité des mesures déjà financées dans le cadre des précédents PDI.

La «plate-forme d’appui artistes» va permettre l’accompagnement de 1000 artistes allocataires. Elle est créée en complémentarité des services de Pôle Emploi (ex-ANPE) chargés de l’accompagnement des intermittents du spectacle, dans les secteurs des arts plastiques et photographie, métiers de l’audiovisuel, métiers de l’écrit, spectacle vivant. L’accompagnement se déroule sur 24 mois, avec pour objectif la concrétisation professionnelle du projet artistique et l’autonomisation financière. Pour financer cette plate-forme, le Département de Paris s’engage à hauteur de 1,2 million d’euros par an pendant les quatre années du marché.

La plate-forme sera animée par un comité d’orientation présidé par Philippe Torreton. Ce comité aura pour mission de développer des liens avec les entreprises parisiennes des secteurs artistiques et aura pour tâche de donner des orientations sur les possibilités d’emploi, disponibles ou manquants, dans les secteurs artistiques. Il réunira autour des élus parisiens chargés de la culture, de l’emploi et des affaires sociales des personnalités qualifiées, des représentants des entreprises et des institutions culturelles à même de proposer des voies d’insertion professionnelle aux allocataires artistes parisiens.

La plateforme s’appuiera sur des prestataires ciblés pour un accompagnement personnalisé des allocataires:

  • Le Troisième Pôle (www.letroisiemepole.com) animera des ateliers pour les allocataires dans les espaces insertion afin d’expertiser leur projet artistique, des sessions de formation et des séminaires d’information ; elle assurera une permanence téléphonique, développera des outils de veille (évolutions réglementaires, offres d’emploi, information juridique, etc.) accessibles par intranet.
  • Altermédia (www.altermedia.org), association créée par des professionnels du cinéma dans les années 80, accompagnera des allocataires désireux d’évoluer dans les métiers de l’audiovisuel et du spectacle vivant.
  • Actemploi (www.actemploi.fr), qui regroupe un organisme de formation et une structure d’insertion par l’activité économique, interviendra sur les secteurs du spectacle vivant, des arts plastiques et des métiers de l’écriture ; l’organisme proposera aux allocataires des ateliers collectifs par secteur d’activité ainsi qu’un suivi individualisé.
  • Le S.O.C.L.E. (http://atelierencommun.free.fr/), association d’accompagnement à la réalisation et la production de projets dans les secteurs de l’art, de la culture et de l’économie sociale et solidaire, proposera aux allocataires un accompagnement individualisé vers la création de projets et la recherche d’emploi dans les secteurs des arts plastiques, de la photographie et de l’audiovisuel.
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