Archive mensuelle de mai 2009

Communiqué sur la sécurisation des établissements Scolaires

de Colombe Brossel, Georges Sarre, Gisèle Stievenard, Myriam El Khomri et Bruno Julliard 

L’augmentation des actes de violence commis aux abords et à l’intérieur des établissements scolaires, et leur gravité, sont des réels sujets d’inquiétude pour la municipalité parisienne comme pour les familles et les communautés éducatives. Or, dans une période de forte dégradation du climat social, le Gouvernement file la contradiction : après avoir supprimé plus de 40 000 postes de personnels encadrants (surveillants et emplois de vie scolaire) en 4 ans, il souhaite la création d’équipes mobiles d’agents spécialisés. De même, il annonce sa volonté d’installer des dispositifs anti-intrusion dans les établissements scolaires (développement de la vidéo-surveillance, portiques de détecteurs de métaux…), dispositifs dont la mise en place comme le fonctionnement risquent de s’avérer fort coûteux tout en aggravant le climat de tension qui règne déjà dans certains collèges.

Nous regrettons l’absence de toute concertation avec les élus locaux, en préalable de ces annonces : ce sont pourtant les collectivités territoriales et en premier lieu les départements qui sont compétents et financent les travaux dans les collèges, y compris ceux destinés à leur sécurisation. Il est donc à craindre que ces mesures nouvelles ne soient à nouveau pas financées mais à la charge des collectivités.

Nous sommes convaincus de l’importance de la sécurisation des bâtiments scolaires, notamment dans le cas de faits de grande violence avérés, qui peuvent se produire dans n’importe quel établissement, mettant en cause parfois des élèves qui n’avaient auparavant manifesté aucun de signe inquiétant dans leur comportement. Nous pensons cependant qu’aux actes de violence doivent d’abord être apportées des réponses humaines privilégiant le soutien aux professeurs, aux éducateurs et à leur juste autorité, ainsi qu’aux familles et aux élèves en difficulté ou en situation de décrochage. Il faut en priorité donner des moyens renforcés aux des établissements scolaires qui concentrent les familles les plus défavorisées afin de mieux prendre en charge les élèves et d’éviter les phénomènes de stigmatisation qui conduisent les familles à éviter certains établissements et aggrave la situation. Qui d’autre que les enseignants, les Conseillers Principaux d’Education et d’Orientation, les personnels qualifiés de Vie Scolaire, les infirmières, assistantes sociales et psychologues scolaires peuvent contribuer au quotidien à la sérénité au sein des établissements ? Leur connaissance des élèves, de leurs fréquentations et de leurs familles leur permet bien souvent de prévenir le passage à l’acte. De la même manière, les coupes budgétaires imputées au réseau associatif ne peuvent que fragiliser le lien social et les actions de médiation qui restent des éléments essentiels dans les quartiers pour favoriser le vivre ensemble.

A Paris, c’est convaincus de l’importance de cet accompagnement humain que nous avons développé, dans le cadre de nos compétences, des dispositifs spécifiques qui contribuent à proposer des réponses axées sur la prévention, l’accompagnement éducatif et l’accès à des activités culturelles et sportives : mise en place du dispositif Action Collégiens dans les établissements classés en politique de la ville qui permet un accompagnement individualisé de plus de 10 000 jeunes, soutien accru aux projets pédagogiques et voyages scolaires des collèges ou encore ouverture de centres de loisirs pour les adolescents, plus de 16 000 jeunes suivis par 300 éducateurs de rue dans les quartiers, soutien aux centres sociaux multiplié par 6.

De même, nous prenons toute notre part au dispositif de Réussite Educative qui permet de mieux repérer et aider les enfants et les jeunes en difficulté, en organisant localement un travail en réseau de tous les acteurs présents autour des familles. C’est dans ce cadre, notamment, que se développent des centres d’accueil destinés aux élèves exclus temporairement de leurs établissements pour lutter contre le décrochage scolaire.

Enfin, dans le cadre du Contrat Parisien de Sécurité, nous souhaitons renforcer l’apprentissage de la Citoyenneté, l’appropriation de la norme et de la règle, et mobiliser les acteurs de l’éducation autour de cet enjeu.

Aussi, plus que des réponses élaborées dans la précipitation et sans concertation, c’est un travail en commun sans cesse approfondi avec les services de l’Etat, les collectivités territoriales, les associations et les acteurs de terrain que nous appelons de nos vœux afin de construire des réponses pérennes et efficaces.

Paris en toutes lettres du 4 au 8 juin 2009, dans le 17e aussi

Pour créer un désir de lecture et d’écriture, la Ville de Paris, à l’initiative de Bertrand Delanoë, maire de Paris, et de Christophe Girard, adjoint chargé de la culture, présente la 1ère édition de Paris en toutes lettres, qui rassemble plus de 300 événements littéraires gratuits dans la capitale, du 4 au 8 juin.

La littérature sous toutes ses formes

Lectures d’auteurs et de comédiens, performances, cafés littéraires, ateliers d’écritures, concerts et bals littéraires, promenades, projections… toutes les formes sont proposées pour faire partager une littérature vivante et en dialogue.

A noter dans le 17e : 

Conférence/spectacle en huit étapes consacrée à Françoise Sagan, par la Compagnie Clarance, dans le quartier même où elle écrivit « Bonjour Tristesse », avec Lucien Maillard, Christine Beauvallet, Michel Duchemin et Patrick Lefèvre, et la complicité de la créatrice Fatima Guerrout, ballade urbaine, samedi 6 et dimanche 7 juin, à 15 h et 18 h. Départ : 167, bd Malesherbes (devant l’immeuble où demeura Sagan) – M° Malesherbes.

La bibliothèque des Batignolles fera salon sur la place Richard-Baret, jeudi 4 et vendredi 5 juin de 13 h à 19 h.

Les bibliothèques Edmond Rostand et Courcelles au square des Batignolles samedi 6 juin de 10h à 18h,. et avec la fanfare des Beaux-Arts «Talku» à 11h

La bibliothèque Brochant tiendra le pavé au croisement de la rue Fourneyron et de la rue des Moines, le vendredi 5 juin de 14 h à 18 h et le samedi 6 juin, de 10 h à 17 h 30.

La Bibliothèque Brochant organise un concert autour de Boris Vian et le jazz avec Thierry Jenin et le Art Jazz Trio, samedi 6 juin à 15h30, de textes de Boris Vian 6 RUE FOURNEYRON, 75017 · 01 42 28 69 94

Librairie de Paris, Place de Clichy (01 45 22 47 81)

  • Vitrine « Paris à gratter » avec les éditions Au Clair de ma Plume, complétée par un quizz littéraire consacré aux artistes et écrivains du quartier.
  • Rencontre avec Alexandre Moix pour son livre « À la poursuite de l’olgoî-khrkhoi » (Plon), samedi 6 juin à 16h
  • Exposition des tableaux de Henri Landier, peintre et graveur montmartrois, du 1er au 8 juin

Et ailleurs :

  • un bal littéraire, le samedi 6 juin à partir de 23h au Magic Mirror ;
  • « Tentative d’épuisement d’un auteur » : une performance d’écriture de Jacques Jouet, qui écrira durant toute la manifestation, depuis une bulle de verre, un roman feuilleton projeté en direct sur un écran géant place Stalingrad ;
  • deux bus sillonneront Paris les 6 et 7 juin avec des comédiens qui feront entendre les mots de Raymond Queneau et de Philippe Vasset ;
  • un programme dédié aux jeunes sera proposé au CENTQUATRE ;
  • les comédiens de la Comédie française investiront le Pont des Arts de 18h à 19h30 du 5 au 8 juin.

Plus de 250 artistes : écrivains, comédiens et musiciens…
Olivier Adam, Stéphane Audeguy, Babx, Philippe Besson, Enki Bilal, Geneviève Brisac, Olivier Cadiot, Barbara Carlotti, Emmanuel Carrère, Marie Darrieussecq, Julie Depardieu, Philippe Djian, Jean Echenoz, Stéphane Eicher, Thomas Fersen, Brigitte Fontaine, Sami Frey, Régis Jauffret, Douglas Kennedy, Fabrice Luchini, Amin Maalouf, Alain Mabanckou, Robert Mac Liam Wilson, Pierre Michon, Taslima Nasreen, Daniel Pennac, Denis Podalydès, Benoît Poelvoorde, Oxmo Puccino, Atiq Rahimi, Patrick Rambaud, Jean Rolin, Olivier Rolin, Lydie Salvayre, Jorge Semprun, Zoé Valdes, Tanguy Viel, Edmund White…

Une centaine de lieux dans la capitale
L’Académie française, les Bouffes du Nord, le CENTQUATRE, le Couvent des Récollets, l’Hôtel de Ville, le Magic Mirror, entièrement dédié au festival (Place Stalingrad), la Maison de la Poésie, la Maroquinerie, le Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme, le Musée des Lettres et Manuscrits, le Pavillon de l’Arsenal, le Pont des Arts, le Point Ephémère, le Théâtre des Abbesses, le Théâtre du Châtelet, les Trois Baudets… Et aussi les 69 bibliothèques municipales, des dizaines de librairies, les bouquinistes et de nombreux parcs, jardins et espaces publics.

Et notamment en ouverture du festival, le jeudi 4 juin : 
Mathias Malzieu (Dionysos) pour un concert littéraire aux Bouffes du Nord (18h30), Robin Renucci lit Henri Calet au théâtre des Abbesses (19h), Nancy Huston pour Lisières une création musicale de au CENTQUATRE (19h30). Et à partir de 19h, une grande soirée au Magic Mirror installé place Stalingrad : Jacques Roubaud évoque Queneau, Laurent Poitrenaux lit Perec, Charles Berling célèbre la Tour Eiffel…

Les Parisiens sont invités à participer à la manifestation sur le site www.paris.fr :

  • en déposant des citations d’écrivains sur Paris, sur l’écriture ou la lecture ; les meilleures seront affichées et projetées dans différents lieux de la manifestation.
  • en désignant un écrivain français ou européen (disparu depuis plus de 5 ans) qui mériterait d’obtenir une rue à son nom.

Infos pratiques

  • tous les événements sont gratuits (à l’exception de quelques projets invités) ;
  • l’entrée s’effectue sans réservation dans la limite des places disponibles (sauf mention contraire) ;
  • la programmation complète est disponible sur paris.fr et dans les différents lieux de la manifestation.

Paris en toutes lettres du 4 au 8 juin 2009, dans le 17e aussi dans Mandat d'élu pdf Découvrez tout le programme

Hôtel Beaumont : un hôtel dangereux en moins à Paris et dans le 17e

Communiqué de M. Jean-Yves MANO

 

Depuis 2005, la Ville de Paris et la Préfecture de Police ont décidé de joindre leurs efforts pour faire disparaître du territoire parisien les hôtels meublés dangereux ou insalubres.
L’Etat, seul compétent en termes de sécurité et de salubrité de ces établissements, a ainsi accentué ses efforts en matière de visite d’immeubles, de mise en demeure des exploitants à remédier aux désordres constatés et, le cas échéant, de substitution aux exploitants défaillants pour la réalisation de travaux d’office de mise en sécurité. Dans certaines situations particulièrement dangereuses, la Préfecture de Police a préféré orienter l’immeuble vers une solution d’évacuation.
De son côté, la Ville de Paris entend poursuivre son action foncière déterminée en direction des hôtels meublés les plus dégradés pour les transformer, après travaux, en maison relais ou en centre d’hébergement. Ainsi, plus de 70 hôtels ont été préemptés ou acquis depuis 2001. Des expropriations sont aujourd’hui à l’étude sur une dizaine d’hôtels, pour continuer de lutter sans relâche contre « les marchands de sommeil ».
L’ensemble des hôtels fait l’objet d’un suivi au travers d’un observatoire des hôtels meublés, mis en place conjointement par la Ville de Paris et l’Etat en 2007.
L’hôtel Beaumont, situé 5-7 rue Waldeck-Rousseau à Paris 17e, fait partie de ces hôtels dont la situation est particulièrement préoccupante, pour lesquels la Ville de Paris et de l’Etat ont été amenés à intervenir dans le cadre de leurs prérogatives respectives.
Sous arrêté de fermeture depuis décembre 2005, cet hôtel a vu son état se délabrer d’année en année, au point de mettre en danger la vie des personnes qui y résident : vétusté de la structure de l’immeuble, absence de sanitaires communs, présence d’amiante et de plomb, fissures apparentes, couverture de l’immeuble défectueuse, chaudière dangereuse, plomberie et électricité hors normes…

Face à l’inertie des propriétaires à mettre cet hôtel en conformité avec les règles et normes en vigueur, la Ville de Paris a utilisé tous les moyens de droit dont elle dispose :

  • Une réserve pour réalisation d’une opération de «logement social» a été inscrite au Plan Local d’Urbanisme sur cette parcelle ;
  • La Ville de Paris a décidé de faire jouer son droit de préemption le 14 février 2008 sur la cession de cet hôtel. Un contentieux est en cours sur cette préemption qui n’a pas permis à la Ville de prendre possession du bien. En conséquence, la Ville ne dispose pas de la capacité juridique d’opérer des travaux de quelque nature que ce soit.

La dangerosité avérée de l’installation électrique et l’absence de travaux ont donc mené la Préfecture de Police à procéder à une évacuation afin de préserver les occupants.
Bien qu’elle n’y soit pas règlementairement contrainte, la Ville de Paris participera au relogement des ménages évacués de cet hôtel, comme elle fait à chaque fois qu’un hôtel dangereux est évacué. Ce choix permettra aux résidents d’être relogés dans le parc social, sous couvert qu’ils puissent attester de leur présence dans les lieux et remplissent les critères fixés par la loi.

De mon côté, je me suis rendue ce midi rue Waldeck-Rousseau et ai pris contact avec plusieurs locataires. Je leur ai laissé mes coordonnées en cas de besoin, et doit les rencontrer prochainement au calme pour les aider dans leurs démarches, et notamment vis-à-vis de ceux qui ont abusé de leur confiance et de leur fragilité en leur réclamant des loyers indus.

Rencontre avec le collectif des sans-papiers du 17e

Jeudi soir dernier, j’avais rendez-vous avec Ly, président du Collectif des Sans-Papiers du 17e. Créé il y a trois mois, ce collectif réunit des sans-papiers du 17e arrondissement, de Paris et même d’autres départements. Désarmés, isolés face à une politique agressive et injuste de reconduite massive à la frontière, ils ont décidé de s’unir pour affronter ensemble les difficultés et brimades croissantes, et désormais quotidiennes qu’ils subissent.

A titre personnel, je ne suis pas pour la régularisation massive des sans-papiers. Je l’assume et je l’ai dit à LY. Je pense que si la France peut et doit accueillir en son sein de nouveaux arrivants, il est nécessaire de fixer des limites et des règles à la résidence légale en France. Celles-ci doivent être justes, transparentes et équitables pour tous. Le cas par cas ne peut pas être une politique à la tête du client ou plutôt une politique discriminatoire s’appliquant au plus faible et au plus isolé. Je crois qu’il est légitime de la part des immigrés de rechercher une vie meilleure, et je suis fière de penser qu’ils choisissent la France pour ce qu’elle porte de juste et d’humain dans son histoire. Je pense comme Michel Rocard en son temps que si « la France ne peut accueillir toute la misère du monde, elle peut en accueillir sa part », et je le redis, elle le doit. Pour ceux qu’elle ne peut accueillir, le délit d’irrégularité ne peut être assimilé à un crime et les auteurs des délits, considérés, et pire, traités comme des criminels. Si la France ne peut les accueillir, elle doit mettre en place des procédures, des formations leur permettant de retourner dans leur pays d’origine, à supposer qu’il n’y ait pas de danger pour leur vie et leur intégrité intellectuelle, avec des savoir-faire et des connaissances leur permettant non seulement de s’en sortir, mais aussi de contribuer au développement économique et social de leur pays d’origine. Je crois en effet que c’est aussi en aidant les pays d’origine que nous limiterons l’émigration forcée de ces personnes qui, finalement, ne veulent rien d’autre que leur part de rêve et de qualité de vie. Et nous aiderons les pays d’origine non seulement par des aides au développement, mais aussi par des aides directes aux individus. J’en suis convaincue.

En attendant des temps meilleurs, je suis farouchement opposée à la politique actuelle du gouvernement en la matière. Je ne reconnais pas dans celle-ci les valeurs républicaines auxquelles je crois.

J’entends les récits quotidiens d’humiliations, de peurs, de sentiments d’injustice. Je les crois. Je les sais. C’est pourquoi aujourd’hui, j’apporte mon soutien le plus total à ce collectif d’hommes et de femmes de nos quartiers et d’ailleurs qui souhaitent être reconnus pour ce qu’ils sont : des êtres humains qui ne demandent rien d’autre que de vivre dans la dignité. Voici leur texte :

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A découvrir : le festival Les Rencontres de la Nuit

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Cette année, le Festival aura lieu du 25 au 30 mai 2009 et sera dédié à Aimé Césaire et à Leslie Kaplan. Les temps forts du Festival 2009 :

  • Vernissage de l’exposition « Toute ma vie » avec les photographies et les empreintes de Joëlle Dollé, Hélène Lemeunier, et Catherine Le Runigo, lundi 25 mai,- Création de « Dans ma peau », mise en scène de Christine Faure, d’après « Toute ma vie j’ai été une femme » de Leslie Kaplan, et Poèmes d’Aimé Césaire, et texte de Martin Luther King, lundi 25 mai,
  • Un invité d’honneur, Robin Renucci, comédien et réalisateur, nous proposera la lecture jubilatoire du Cahier d’un retour au  pays natal de Aimé Césaire, mercredi 27 mai
  • Un après-midi jeunesse à la Bibliothèque Brochant, mercredi 27 mai, autour de la poésie et d’Aimé Césaire, avec la Cie La Nuit comme en plein Jour,
  • Le Bal, el Baile, un spectacle festif et artistique avec deux chorégraphes et leurs capitaines, qui nous inviteront à la danse, pour un bal inoubliable et ouvert au plus grand nombre, vendredi 29 mai,
  • Plus de soixante personnes dans la rue des Batignolles qui liront des extraits de l’œuvre de Aimé Césaire et de Leslie Kaplan, vendredi 29 mai,
  • La lecture des Correspondances de Françoise Dolto, sous l’égide de la Fondation de la Poste, avec Maïté Tomas, Frédéric Bloch et Marie Christine Aury le samedi 30 mai,

www.lanuitcomme.fr

Je soutiens… les marches sonores pour la défense de l’école publique

Dans le cadre des mobilisations contre les réformes gouvernementales concernant le primaire, le secondaire et l’université, une Marche pour l’école est organisée le mardi 26 mai à Paris.

Marches sonores et festives
des parents, élèves et enseignants
des 7e, 8e, 9e, 10e, 11e, 12e, 13e, 17e, 18e, 19e, 20e…
Mardi 26 mai 2009
Convergence et Rassemblement festif et informatif
20h Rotonde de Stalingrad

 

Télécharger également  le communiqué Bruit et Fureur de la FCPE Paris

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Les comptes 2008 de la mairie du 17e

A l’occasion du dernier conseil d’arrondissement, la majorité municipale du 17 a présenté le compte administratif de l’Etat spécial de l’arrondissement (ESA), budget propre à l’arrondissement  composé des dotations de la ville de Paris (animation locale, gestion locale et investissement)*. L’état spécial est donc le budget mis à la disposition des Mairies d’arrondissement. Il est voté, chaque année, par le Conseil d’arrondissement et le Conseil de Paris. Les Mairies en assurent la gestion directe sous la double autorité du Maire et du Secrétaire Général de la Mairie.

La majorité municipale du 17e présentait donc ses comptes pour l’année 2008  : Les comptes 2008 de la mairie du 17e dans Mandat d'élu pdf Compte Administratif_M14_ESA_2008_Mairie 17

Pour les non initiés, de tels comptes, s’ils sont conformes à la règlementation, sont illisibles pour le commun des mortels. Nous nous serions donc attendus à un bilan d’activité  – même oral – accompagnant ce compte administratif : des explications quant aux choix budgétaires de la Mairie du 17e sur l’utilisation des fonds qu’ils leur sont alloués par la Ville de Paris. Je ne parle pas tant ici des dépenses de fonctionnement qui sont incompressibles, mais bien des dotations d’animation locale et d’investissement.

En effet, quelle a été la répartition des dépenses entre celles affectées aux réceptions et cocktails en tout genre chers à la droite du 17e et celles affectées aux manifestations culturelles, à la démocratie locale, à l’information réelle des habitants… ? Et quels ont été les choix en matière d’investissement dans nos équipements de proximité ? Quels sont les travaux qui ont été pris en charge dans nos école, nos crèches ? Quelles sont les écoles qui ont été prioritaires aux yeux de la Mairie ? sur quels critères ? pour quel type d’interventions ?

Vous souhaiteriez le savoir ? Nous aussi. Nous avons donc demandé à avoir une information à ce sujet. Il nous a été répondu que la Mairie du 17e envoyait naturellement le détail des dépenses aux services centraux de la Ville et que nous pouvions voir avec eux, ou alors si nous le demandions, on consentirait à nous les envoyer directement… Certes nous aurions apprécié d’avoir le détail des dépenses, nous l’attendons encore 3 semaines après le conseil… Mais plus que cela, nous aurions aimé que la Mairie du 17e nous explique sa politique, ses priorités, ses choix…

Le Maire de Paris, quand il présente les budgets de la Ville ou les comptes administratifs, il les décline en orientations et choix politiques (40 000 logements sociaux, priorité à la recherche et à l’innovation, politique éducative, maintien de l’effort social…), chiffres et pourcentages à l’appui de ce qu’il affirme. Mais cette transparence là, la droite n’est pas prête à la mettre en oeuvre, on se demande bien pourquoi…

A l’heure où le Maire de Paris s’engage dans un approfondissement de sa politique de décentralisation et déconcentration** au bénéfice des arrondissements, et ce, pour un meilleur service de proximité pour les Parisiens, nous pouvons douter que, dans le 17ème, cette politique volontariste se traduise par plus de transparence et par plus de sens des responsabilités de l’équipe municipale en place et qui ressemble tant à la précédente..

Par ailleurs, lors du conseil d’arrondissement de novembre dernier, à l’occasion de l’établissement du budget primitif de l’ESA 2009, la maire du 17e se plaignait que le Maire de Paris ne dotait pas suffisamment le 17e arrondissement et critiquait son choix de se doter de critères sociaux pour établir les dotations de chaque arrondissement.

Or que découvrons-nous à la lecture des comptes 2008  ? que la Mairie du 17e est bien loin d’utiliser la totalité des crédits qui lui sont affectées… 1,8 millions d’euros non utilisés…

Dotations Crédits ouverts Dépenses mandatées Crédits à reporter
Dotation d’animation locale 1 048 506,34 552 952,35 495 553,99
Dotation de gestion locale 6 232 128,09 5 382 845,63 849 282,46
Dotation d’investissement 816 624,33 342 311,77 474 312,56
TOTAL 8 097 258,76 6 278 109,75 1 819 149,01

La majorité municipale a justifié cette sous-utilisation des crédits par le fait que 2008 aurait été une campagne électorale, un changement de mandature… la « nouvelle » équipe municipale n’aurait pris ses fonctions que fin mars… Peu importe si, en fait, c’était en réalité  la même sous la précédente mandature…Mais là n’est pas le plus intéressant…

Le plus intéressant est de comparer avec l’année antérieure… La Mairie du 17e avait-elle alors consommé la totalité de ses crédits… ? La réponse est non.

Dotations Exercice 2007 Crédits à reporter en 2008 Exercice 2008 Crédits à reporter en 2009
Dotation d’animation locale 338 371,34 495 553,99
Dotation de gestion locale 777 182,09 849 282,46
Dotation d’investissement 405 189,33 474 312,56
TOTAL 1 520 742,76 1 819 149,01

En conclusion, la majorité municipale du 17e est bien mal venue de critiquer le montant des dotations de la Ville de Paris quant elle fait le choix de ne pas les utiliser en totalité. Et surtout, on s’interroge de savoir pourquoi il est souvent répondu par la négative à des directeurs et directrices d’école et aux parents d’élèves qui demandent telle ou telle amélioration dans leurs écoles, et ce, au prétexte qu’il n’y aurait pas assez de fonds alloués par la Ville… Pourtant avec 474 000 euros n’y aurait-il pas de quoi faire quelques investissements légers dans plusieurs équipements de proximité ? Je crois que si. Et on comprend mieux pour la mairie du 17e refuse obstinément d’associer les représentants des parents d’élèves aux visites d’architecture.

En tous les cas, nous avons refusé de participer au vote de l’état spécial 2008 n’ayant pas assez d’information et lisibilité sur l’utilisation et la non utilisation des budgets.

 

*   voir article du 18 janvier 2009

** voir  article du 4 février 2009

La gauche parisienne se mobilise pour les centres sociaux

  • Considérant que les Centres sociaux et socioculturels associatifs parisiens sont ouverts à tous, rendent un véritable service public, et agissent, au quotidien, pour maintenir le lien social au sein des quartiers, souvent les plus défavorisés ;
  • Considérant que les Centres sociaux et socioculturels associatifs parisiens, s’inscrivent, en outre, dans une dimension d’animation globale des territoires et jouent un rôle essentiel dans le tissu associatif et institutionnel;
  • Considérant que l’Observatoire des données économiques des Centres sociaux associatifs parisiens constate une diminution constante de la participation financière de l’Etat au fonctionnement de ces derniers, la part de l’Etat dans leurs ressources étant passée de 21,4 % en 2003 à 9,8 % en 2007 ;
  • Considérant que l’Observatoire des données économiques des Centres sociaux associatifs parisiens constate, de la même manière, une diminution constante de la participation financière de l’Agence nationale pour la cohésion sociales et l’égalité des chances au fonctionnement de ces derniers, la part de l’Acsé dans leurs ressources étant passée de 9,6 % en 2003 à 5,5 % en 2007 ;
  • Considérant que la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) mise en œuvre par le gouvernement actuel, sous couvert d’une réorganisation des services publics et d’une rationalisation de la dépense publique, semble devoir se traduire, en réalité, par une diminution importante des moyens dont dispose l’Etat sur le terrain ;
  • Considérant que les Centres sociaux associatifs parisiens estiment que, du fait de la RGGP, la participation financière de l’Etat risque de diminuer encore en 2009, la perte, pour l’ensemble de ceux-ci, pouvant être évaluée à plus de 1,15 millions d’euros ;
  • Considérant que cette nouvelle diminution des ressources des Centres sociaux associatifs parisiens se traduirait inévitablement par la suppression d’une partie de leurs activités et des emplois relevant, notamment, de l’accès au droit, de l’accompagnement à la scolarité, de l’apprentissage du français ou encore du soutien à la parentalité alors même que la grave crise économique et sociale actuelle rend plus que jamais nécessaire la contribution de ces structures d’accueil et d’animation sociale et familiale à la lutte contre l’exclusion ;
  • Considérant que s’ajoute au risque de cette nouvelle diminution des ressources des Centres sociaux associatifs parisiens l’inconnue concernant la redéfinition, en 2010, des territoires concernés par la mise en oeuvre des Contrats Urbains de Cohésion Sociale (CUCS) et dans lesquels de nombreux Centres sociaux associatifs sont effectivement implantés ;
  • Considérant, enfin, que les Centres sociaux associatifs parisiens ont, d’ores et déjà, organisé deux journées de mobilisation, le Samedi 4 et le mercredi 29 avril 2009, pour informer les habitants et faire part aux élus locaux de leurs vives inquiétudes concernant l’éventualité d’un désengagement de l’Etat et ses conséquences désastreuses sur la vie des familles les plus modestes et, plus largement, sur la cohésion sociale des quartiers dans lesquels ils sont implantés ;

Sur proposition de Patrick Bloche, Georges Sarre, Ian Brossat et les élus du groupe socialiste, radical de gauche et apparentés, du Mouvement Républicain et Citoyen, du groupe les Verts, du groupe communiste et des élus du Parti de Gauche, le Conseil de Paris émet le vœu que le Maire de Paris intervienne auprès du gouvernement afin de lui signifier l’opposition ferme du Conseil de Paris et de l’ensemble des élus des Conseils d’arrondissement à toute diminution de la participation de l’Etat et des organismes dépendants de ce dernier au financement des Centres sociaux associatifs parisiens.

Refusons de brader la politique de la ville

Au plan national, la Politique de la Ville est entrée dans une période décisive avec l’échéance, fin 2009, des Contrats urbains de cohésion sociale (CUCS) et la révision annoncée de la géographie prioritaire, notamment des Zones urbaines sensibles (ZUS), avant fin juin.

Après la publication du Livre vert fin mars et la nomination de deux parlementaires en mission début avril, un Comité interministériel des Villes devrait se réunir avant l’été pour arrêter les décisions du gouvernement en la matière.

A Paris, 14 quartiers populaires dont le secteur Pouchet-Epinettes, où vivent 300 000 parisiens parmi les plus modestes, bénéficient de projets engagés au titre de la Politique de la Ville et de moyens financiers renforcés en conséquence, de la part de la Ville comme de l’Etat.

Or, les dynamiques à l’œuvre dans ces quartiers apparaissent aujourd’hui menacées par l’objectif de resserrement de la géographie prioritaire affiché par le gouvernement qui en appelle de plus en plus au droit commun.

Si nos quartiers ont progressé, si les dynamiques de développement social sont bien réelles, nous ne sommes pas au bout du chemin. Les indicateurs économiques et sociaux demeurent préoccupants. Le moment n’est pas venu de relâcher l’effort. Au contraire, la crise économique et sociale qui s’abat sur le pays impose de renforcer les solidarités dans les quartiers populaires les plus fortement exposés aux difficultés.

La demande des élus parisiens est donc de poursuivre, avec le soutien de l’Etat, les projets sociaux et urbains engagés dans les 8 arrondissements Politique de la Ville de la capitale.

Ils rappellent en outre qu’un travail d’évaluation des actions et de redéfinition de la géographie parisienne a été mené, il y a seulement trois ans, pour la signature du CUCS 2007-2009, avec une réduction du nombre d’habitants concernés de 350 000 à 300 000.

Le Conseil de Paris a donc émis le vœu que le Maire de Paris demande à l’Etat :

  • de poursuivre son investissement les projets engagés au titre de la Politique de la Ville ;
  • de reconduire le CUCS en cours dans les 14 quartiers parisiens ;
  • de ne pas restreindre à nouveau la géographie prioritaire parisienne ;

 

Lire le communiqué du Maire de Paris à ce sujet

Cité judiciaire à Batignolles : le maire de Paris fait des propositions concrètes au Gouvernement

Lors du Conseil de Paris d’octobre 2008, la Ville de Paris a proposé d’étudier l’installation du tribunal de grande instance de Paris sur le site des Batignolles. Le maire de Paris se réjouit de la décision du Président de la République annoncée le 29 avril dernier au Palais de Chaillot que ce secteur de Clichy-Batignolles accueille la Cité judiciaire de Paris.

Depuis octobre dernier, la Ville de Paris a mené une étude détaillée et arrive à la conclusion qu’il est possible de réorienter le projet de Clichy-Batignolles pour y installer le tribunal de grande instance, au prix de la modification du programme initial d’aménagement (reprogrammation et déplacement d’équipements publics, logements sociaux…). En outre, cette implantation devra faire l’objet d’une révision du PLU, puisque le bâtiment dépassera le plafond des hauteurs aujourd’hui limité à 37 m. Cette modification du PLU s’articulera avec celles prévues dans le cadre du débat sur l’évolution du paysage urbain sur différents secteurs de la couronne parisienne.

La nécessité et l’urgence de doter la Justice d’un équipement digne et adapté justifient ces ajustements.

Pour un équipement de cette importance, la desserte en transports collectifs du site devra être améliorée. Différents projets sont sur la table, inscrits dans le plan de mobilisation présenté par Jean-Paul Huchon, Président de la Région Ile-de-France : prolongation de la ligne 14, amélioration de la cadence entre Saint-Lazare et la Défense, rénovation de la gare de Pont-Cardinet, prolongement du tramway T3… La Ville de Paris et la Région Ile-de-France attendent de l’Etat des réponses sur ces questions.

Le maire de Paris a écrit au Premier Ministre  le  11 mai 2009  pour lui indiquer qu’il donne mandat à la Directrice de l’Urbanisme de la Ville de Paris pour mener les discussions techniques et aboutir le projet de Cité Judiciaire décidé par le Président de la République. Il s’agit de mettre en œuvre cette décision le plus rapidement possible, afin d’offrir une perspective crédible et concrète pour l’amélioration des conditions d’exercice de la Justice à Paris.

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