Hôtel Beaumont : un hôtel dangereux en moins à Paris et dans le 17e

Communiqué de M. Jean-Yves MANO

 

Depuis 2005, la Ville de Paris et la Préfecture de Police ont décidé de joindre leurs efforts pour faire disparaître du territoire parisien les hôtels meublés dangereux ou insalubres.
L’Etat, seul compétent en termes de sécurité et de salubrité de ces établissements, a ainsi accentué ses efforts en matière de visite d’immeubles, de mise en demeure des exploitants à remédier aux désordres constatés et, le cas échéant, de substitution aux exploitants défaillants pour la réalisation de travaux d’office de mise en sécurité. Dans certaines situations particulièrement dangereuses, la Préfecture de Police a préféré orienter l’immeuble vers une solution d’évacuation.
De son côté, la Ville de Paris entend poursuivre son action foncière déterminée en direction des hôtels meublés les plus dégradés pour les transformer, après travaux, en maison relais ou en centre d’hébergement. Ainsi, plus de 70 hôtels ont été préemptés ou acquis depuis 2001. Des expropriations sont aujourd’hui à l’étude sur une dizaine d’hôtels, pour continuer de lutter sans relâche contre « les marchands de sommeil ».
L’ensemble des hôtels fait l’objet d’un suivi au travers d’un observatoire des hôtels meublés, mis en place conjointement par la Ville de Paris et l’Etat en 2007.
L’hôtel Beaumont, situé 5-7 rue Waldeck-Rousseau à Paris 17e, fait partie de ces hôtels dont la situation est particulièrement préoccupante, pour lesquels la Ville de Paris et de l’Etat ont été amenés à intervenir dans le cadre de leurs prérogatives respectives.
Sous arrêté de fermeture depuis décembre 2005, cet hôtel a vu son état se délabrer d’année en année, au point de mettre en danger la vie des personnes qui y résident : vétusté de la structure de l’immeuble, absence de sanitaires communs, présence d’amiante et de plomb, fissures apparentes, couverture de l’immeuble défectueuse, chaudière dangereuse, plomberie et électricité hors normes…

Face à l’inertie des propriétaires à mettre cet hôtel en conformité avec les règles et normes en vigueur, la Ville de Paris a utilisé tous les moyens de droit dont elle dispose :

  • Une réserve pour réalisation d’une opération de «logement social» a été inscrite au Plan Local d’Urbanisme sur cette parcelle ;
  • La Ville de Paris a décidé de faire jouer son droit de préemption le 14 février 2008 sur la cession de cet hôtel. Un contentieux est en cours sur cette préemption qui n’a pas permis à la Ville de prendre possession du bien. En conséquence, la Ville ne dispose pas de la capacité juridique d’opérer des travaux de quelque nature que ce soit.

La dangerosité avérée de l’installation électrique et l’absence de travaux ont donc mené la Préfecture de Police à procéder à une évacuation afin de préserver les occupants.
Bien qu’elle n’y soit pas règlementairement contrainte, la Ville de Paris participera au relogement des ménages évacués de cet hôtel, comme elle fait à chaque fois qu’un hôtel dangereux est évacué. Ce choix permettra aux résidents d’être relogés dans le parc social, sous couvert qu’ils puissent attester de leur présence dans les lieux et remplissent les critères fixés par la loi.

De mon côté, je me suis rendue ce midi rue Waldeck-Rousseau et ai pris contact avec plusieurs locataires. Je leur ai laissé mes coordonnées en cas de besoin, et doit les rencontrer prochainement au calme pour les aider dans leurs démarches, et notamment vis-à-vis de ceux qui ont abusé de leur confiance et de leur fragilité en leur réclamant des loyers indus.

3 Réponses à “Hôtel Beaumont : un hôtel dangereux en moins à Paris et dans le 17e”


  • Suite au Communiqué de M. Jean-Yves MANO que vous publiez sur votre blog, concernant un immeuble situé rue Waldeck Rousseau dans le 17ème arrondiissement, où il est écrit ce qui suit littéralement rapporté:
    « •La Ville de Paris a décidé de faire jouer son droit de préemption le 14 février 2008 sur la cession de cet hôtel. Un contentieux est en cours sur cette préemption qui n’a pas permis à la Ville de prendre possession du bien. En conséquence, la Ville ne dispose pas de la capacité juridique d’opérer des travaux de quelque nature que ce soit. »
    Quel est réellement la nature de ce contentieux?
    La Ville de Paris ne cherche-t-elle pas à faire durer la situation tout en mettant des personnes à la rue dans le but unique de pouvoir acquérir un bien à moindre coût???
    Si tel est le cas, cela est absolument scandaleux, et s’apparente à de l’abus de pouvoir.

  • @ Tessa
    bonjour,
    le propriétaire de l’immeuble aurait disparu en pleine procédure d’acquisition de la Ville. Il serait également en procédure pour non respect des normes de sécurité et des mises en demeure de la Préfecture.
    La ville n’est pas responsable de ces problèmes.
    De plus, ce n’est pas la Ville qui décide des expulsions mais la Préfecture.
    Par ailleurs, c’est elle qui a pris en charge le relogement des locataires, alors que juridiquement, ce n’est pas sa responsabilité,mais celle de l’Etat.
    Espérant avoir répondu à votre attente.
    Cordialement
    Isabelle Gachet

  • En tant qu’ancien locataire expulsé, je crois qu’ il est temps de rétablir la vérité sur l’état des procédures concernant cet immeuble.
    En effet à ce jour la Ville de Paris a interjeté appel de la décision du juge d’expropriation qui a fixé judiciairement le prix dudit immeuble. Monsieur Mano défend l’idée de mixité sociale,et c’est tout à son honneur, mais qu’attend la Ville de Paris pour acheter cet immeuble mobilisé depuis plus de 2 ans!!!! Le 17ème arrondissement a besoin de logements sociaux. Agissez!!!!!! Saisissez cette opportunité de pouvoir faire du social dans cet arrondissement.

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