Sous la précédente mandature, la municipalité parisienne a augmenté les effectifs parisiens de la propreté de 500 postes tout en doublant le budget d’équipement. Tous les moyens supplémentaires dégagés ont été consacrés à améliorer la collecte des déchets.
La majorité municipale parisienne a donc décidé que l’objectif majeur de cette nouvelle mandature serait la propreté des rues. Une réorganisation profonde du fonctionnement des services de propreté a été mise en oeuvre dans tous les arrondissements.
La ville de Paris a instauré le co-pilotage avec les mairies d’arrondissement de la gestion des services de propreté (diagnostic partagé des besoins de nettoiement, élaboration commune d’une stratégie d’intervention, suivi opérationnel des missions de propreté dont la verbalisation), mais aussi actions de communication de proximité et de prévention dont les mairies sont pleinement responsables.
Dans chaque arrondissement, les services ont établi un diagnostic du fonctionnement et des problèmes : cartes de renouvellement des souillures, carte des poubelles de rues…
Services de propreté dans le 17e : présentation faite par les services lors du conseil de quartier Batignolles-Cardinet du 31 mas 2009
Si l’attribution des moyens et des effectifs est bien du ressort de la Ville de Paris, l’organisation des services, la répartition des effectifs et des moyens sont du ressort de la Mairie d’arrondissement. Les mairies d’arrondissement ont en effet un rôle majeur dans l’identification et la compréhension des zones les plus exposées.
Les services de nettoyage sont bien de la co-responsabilité de la Mairie de Paris et de la mairie d’arrondissement. Ainsi, les opérations de sensibilisation “propreté” sont à la charge des mairies d’arrondissement, donc de la mairie du 17ème. Un travail de proximité doit être engagé en direction des usagers de l’espace public, avec les conseils de quartier, les commerçants, les associations, les copropriétés, et les habitants.
En effet, la propreté est une coproduction. Un progrès durable n’est possible qu’avec la mobilisation de tous les usagers de l’espace public en responsabilisant chacun par la communication, la sensibilisation, et la verbalisation. Ainsi une grande campagne de mobilisation de la Ville de Paris du public autour du respect de la rue a été lancée en 2009.
La ville de Paris alloue par ailleurs à chaque arrondissement un budget pour réaliser des Opérations coordonnées de nettoiement approfondi.
Concernant la verbalisation, la Ville de Paris a entamé une réorganisation profonde du Centre d’Action pour la Propreté de Paris dans une logique très concrète de déconcentration et de décentralisation, qui permettront à la fois de renforcer et même de doubler dans les grands arrondissements dont le 17e les moyens en inspecteurs de salubrité et de mettre en place une brigade d’intervention. 4 inspecteurs seront constamment dans l’arrondissement. Le maire fera ses demandes d’intervention auprès de l’agent de maîtrise du CAPP qui coordonne ainsi ses troupes. Les priorités dans l’arrondissement seront définies avec la mairie d’arrondissement. Ce nouveau fonctionnement sera en place dès le mois de janvier 2010.
Pour autant, la droite du 17e continue de faire comme si elle n’avait pas de responsabilité en la matière, et a déposé un voeu demandant entre autres que « le pouvoir de propreté soit dévolu au maire d’arrondissement »… Or ni la Ville, ni les agents de la Ville ne souhaitent remettre en cause le statut des agents municipaux, leur évolution professionnelle et leurs acquis sociaux.
Ils demandaient également que la verbalisation leur soit également dévolue. Or, ils savaient parfaitement que cela était prévu puisqu’ils avaient assisté aux réunions préparatoires.
Concernant le respect du règlement sanitaire départemental sur lequel ils insistaient, il est remis en cause actuellement par le Parquet au profit du Code pénal, ce qui se concrétise par des amendes moins dissuasives. C’est bien pourquoi la majorité municipale parisienne a adopté un vœu relatif à l’actualisation des textes réglementaires permettant la verbalisation des infractions à la propreté.
Concernant les effectifs, la droite parisienne est schizophrénique. D’un côté, elle demande à la Ville d’arrêter de créer des emplois, et même d’en supprimer. De l’autre, elle n’arrête pas de demander des augmentations d’effectifs sur des postes précis…
En ce qui concerne le 17e, il est bon de rappeler que 40 agents supplémentaires ont été déployés, ce qui représente une progression de 15 %, et que la réorganisation des équipes a permis de lisser les points de collecte et de gagner 860 heures annuelles de travail.
Enfin, il faut savoir que la collectivité parisienne est la ville européenne qui dépense le plus par habitant pour la propreté. On ne peut pas continuer comme la droite du 17e à prôner une forme de dé-responsabilisation individuelle et à tenir un discours aussi laxiste. Croit-on vraiment qu’il est possible de verser toujours plus dans ce tonneau des Danaïdes et qu’il suffit de rajouter des moyens financiers indéfiniment… Faudra-t-il mettre un agent de propreté derrière chaque personne ? L’argent dépensé ne serait-il pas mieux dépensé à d’autres choses, à des investissements productifs, si le civisme devenait la règle ?
Alors il est grand temps que la Mairie du 17e prenne ses responsabilités et mène à son tour des actions récurrentes et ciblées de sensibilisation auprès des usagers. C’est son rôle, elle doit agir. D’ailleurs dans tous les réunions de conseil de quartier, cette exigence de responsabilisation et de civisme est exprimée avec force par nos concitoyens. D’ailleurs, la propreté n’est pas le seul sujet où les habitants souhaitent plus de civisme : usage des deux-roues motorisés, nuisances sonores, respect du code de la route…
Vivre ensemble est de la responsabilité de chacun d’entre nous !
Exemple de sensibilisation dans le 10e : 24 h avec les éboueurs
C’est l’idée originale qu’ont eue les membres du Conseil de la jeunesse du 10e arrondissement de Paris. Après avoir récolté des informations sur la gestion des déchets à Paris, réfléchi au meilleur moyen de sensibiliser les gens à la propreté, les membres du conseil de la Jeunesse décident alors de réaliser un court métrage reprenant leur idée de départ: se mettre à la place des éboueurs. Avec l’aide et la complicité de l’équipe de la Péniche Cinéma, le projet d’étoffe et devient un véritable docu-fiction, avec des interviews, micro-trottoirs, etc…
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