Avec un budget primitif total de 7 395 150 185 euros, la ville de Paris réaffirme ses priorités en matière de solidarité, de cohésion sociale, d’emploi, d’innovation et de recherche.
Dans le contexte de crise nationale et mondiale, la récession a sur les finances de notre collectivité des effets directs, au premier rang desquels une baisse très importante des recettes de fiscalité immobilière.
A cela s’ajoute, toujours, le désengagement de l’Etat. A la fin de l’année 2009, l’Etat devait déjà et encore à notre collectvité et aux Parisiens la somme de 385 M€. Ce phénomène devrait s’accentuer à nouveau en 2010, avec des menaces encore plus préoccupantes sur la pérennité de nos ressources propres, notamment la réforme programmée de la taxe professionnelle. Cette mesure entraînera, pour les collectivités locales, non seulement une réduction des recettes (la TP, pour Paris, représente 800 M€) mais aussi une lourde perte d’autonomie fiscale.
Ce budget se veut volontaire avec des investissements se montant à 1,6 Md€. Il fait preuve d’une volonté affirmée de bonne gestion avec une recherche systématique de ressources complémentaires et d’optimisation et de réduction des dépenses. D’ailleurs, la note AAA, attribuée par des agences de notation indépendantes, vient d’être renouvelée à la Ville de Paris. Ce budget inclut une hausse modérée de la fiscalité, qui avait été annoncé avant les dernières élections municipales et qui sera la dernière de cette mandature. Il poursuit la maîtrise de l’endettement de la Ville à environ 2,6 Mds€ à la fin 2009. Et Paris n’a heureusement aucun emprunt toxique. Notre taux d’endettement s’établit à 39% de nos recettes, alors qu’il est, en moyenne, de 80% dans les grandes villes françaises.
Dans ce contexte, le projet de budget primitif pour 2010 concilie dynamisme et sérieux. Nos priorités sont non seulement maintenues mais réaffirmées. La solidarité est la première d’entre elles, parce que dans la crise, nous devons épauler les plus fragiles. L’effort de notre collectivité dépassera, en la matière, les 2 milliards d’euros, ce qui représente une progression de 4,5% par rapport à 2009. Et, pour préparer le rebond et l’après-crise, et donner à Paris toutes les chances d’affronter l’avenir avec confiance, nous consacrerons un effort très important à l’innovation, à la recherche et aux universités. L’ensemble de cette politique sera, plus que jamais, inspiré par l’exigence transversale du développement durable.
Nous faisons, pour nous donner tous les moyens de ces ambitions, le choix d’un investissement soutenu. D’ici 2014, Paris investira 8,5 milliards d’euros, soit 18% de plus, en moyenne annuelle, que pendant le mandat précédent, au cours duquel l’investissement avait déjà doublé par rapport à la période 1995-2001.
Nous veillerons d’autre part à maîtriser la progression de nos dépenses. A ce jour, le montant total des économies réalisées dans tous les secteurs est d’ores et déjà important, avec plus de 50 M€, et de nombreuses nouvelles dépenses seront financées par redéploiement. Cette politique assumée s’appuie également, cette année encore, sur la stabilité du plafond d’emplois.
Contraint par la loi de maintenir sur l’ensemble de la mandature l’équilibre de son budget de fonctionnement quel que soit le contexte économique ou l’attitude de l’Etat, Paris fait le choix de la responsabilité, avec un budget dynamique, dans l’intérêt des Parisiens.
Découvrez le rapport de présentation du budget et le détail des politiques qu’il permet
Tableaux et chiffres clefs du budget 2010
bleu budgtaire politique de la ville
les investissements localises par arrondissement
Lire le discours de Bertrand Delanoë ->

