• Accueil
  • > Archives pour janvier 2011

Archive mensuelle de janvier 2011

Le journal des socialistes du 17e

pagesdepspdf.jpg

Le journal des socialistes du 17e dans Mandat d'élu pdf journal n°7

Pétitionnite aiguë: méfiez-vous

N’aimant ni les débats, ni la confrontation démocratiques, l’UMP du 17e s’est découvert un nouveau mode d’expression : la pétition. Autant ce mode d’expression est parfaitement légitime quand il est à l’initiative de citoyens ou qu’il aborde des sujets de société ou politiques de fond, autant il est peu crédible quand il sert simplement d’outil de marketing politique et de collecte de coordonnées.

Après avoir lancé une pétition mensongère sur l’aménagement des terrains Clichy-Batignolles, la maire du 17e renouvelle sa curieuse pratique politique sur le sujet de la propreté, et entraîne derrière elle les autres mairies UMP. J’ai certes peu d’estime pour cette pratique politicienne, mais ma foi, si c’est là leur conception… Non, ce qui me pose réellement problème, c’est qu’ils utilisent pour leur propagande politicienne les moyens de la collectivité parisienne, et notamment la dotation d’animation locale qui leur est octroyée par la ville, alors que cette dotation d’animation locale est « destinée à l’information des habitants de l’arrondissement, à la démocratie et à la vie locale, en particulier aux activités culturelles et aux interventions motivées par des travaux d’urgence présentant un caractère de dépenses de fonctionnement », et certainement pas à la propagande politique.

S’ils souhaitent pétitionner pour se constituer une base de données de contacts, grand bien leur en fasse, mais qu’ils le fassent sur leurs propres deniers et ceux de l’UMP.

Voilà pour la forme.

Sur le fond, une fois de plus, l’UMP parisienne démontre son irresponsabilité totale.

La ville de Paris a instauré le co-pilotage avec les mairies d’arrondissement de la gestion des services de propreté. Les maires d’arrondissement assurent un rôle de co-pilotage des missions de propreté, en  étant  pleinement associés au  diagnostic des besoins de nettoiement, à la définition des actions prioritaires à mener, notamment au signalement des « points noirs »  à la mobilisation des moyens existants, et une politique localisée de verbalisation. Dans ce partenariat, les mairies d’arrondissement sont censées les actions de prévention destinées à résorber les points de souillure récurrents. Les mairies ont également la responsabilité de la communication de proximité pour sensibiliser et mobiliser habitants et acteurs locaux, et bénéficient pour ce faire du soutien des services centraux et des opérations de communication de la Ville.

Or, qu’a fait la mairie du 17e ? C’est bien simple : rien !

Depuis le début de la mandature, la maire du 17e a fait le choix de se croiser les bras, elle critique souvent, que dis-je, elle critique toujours, mais ne fait rien. Malgré nos demandes récurrentes, elle s’obstine à ne pas relayer les campagnes de sensibilisation de la Ville et n’a mené aucune action sensibilisation de proximité au respect de l’espace public. Elle refuse d’assumer son rôle, elle se réfugie derrière son incompétence et menace régulièrement les services de privatisation…

En fait, à l’entendre, ce qu’il faudrait, c’est augmenter sans cesse les moyens affectés à la propreté, sans souci réel du bien public. Si on suivait sa logique, il faudrait dépenser toujours plus. Si on suivait sa logique, il faudrait presque envisager de mettre un agent derrière chaque habitant… C’est ridicule !

Ce qu’il faut avant tout, c’est responsabiliser. Ce ne sont pas les agents qui déposent cartons, bouteilles, sacs  et encombrants en vrac sur nos trottoirs. Ce ne sont pas les agents qui ne ramassent pas les déjections canines. Dans ma rue, rue Boursault, tous les jours ils passent et enlèvent ce que les habitants ont abandonné sur le trottoir. Il ne faut pas en général plus d’une heure pour que de nouveaux dépôts apparaissent. Il m’est arrivé plusieurs fois de faire des remarques à ceux que je voyais faire : j’ai eu droit à des insultes ou à des « oui-oui » gênés avant qu’ils ne poursuivent tranquillement leurs activités…

Pourtant il existe un service quotidien de collecte de nos poubelles (7/7 et 364/365 jours, 23000 bacs collectés chaque jour). Pourtant il existe un service gratuit de collecte des encombrants sur simple appel téléphonique ou réservation Internet. Pourtant il y a 2600 poubelles de rue. Pourtant il y a 385 agents, 22 engins de nettoiement et de ramassage des encombrants et 25 bennes de collecte affectées dans l’arrondissement chaque jour. Une profonde réorganisation des services a été entreprise pour renforcer les équipes de balayage et améliorer le système. Les équipes de verbalisation ont été renforcées. Des diagnostics poussés ont été réalisés. La Ville a mis en place dans chaque arrondissement les opérations coordonnées de nettoiement approfondi (10 par an dans le 17e). Malheureusement, en dehors de ces opérations, vous ne pourrez vous souvenir d’aucune campagne car il n’y en a pas eu. (La maire du 17e préfère dépenser son budget en produits marketing (sacs, stylos, tee-shirts, casquettes, banderoles au logo de la mairie du 17e…), tracts et pétitions… C’est tellement plus utile… pour elle… On s’étonne de ne pas avoir encore vu de produits à son effigie… On y viendra sans doute…)

Pour la seule collecte et le traitement des déchets, le coût complet à Paris s’élevait en 2009 à 138,6 euros par habitant et par an ; rapportés au 17e, cela ferait environ 23 millions d’euros par an…

Pétitionnite aiguë: méfiez-vous dans Mandat d'élu pdf Rapport annuel 2009 sur le prix et la qualité du service public d’élimination des déchets à Paris

Alors certes, on peut toujours améliorer les choses – et il le faut – mais en réalité, c’est David contre Goliath. Si nous n’arrivons pas à faire comprendre à chacun que le meilleur moyen d’avoir un espace public agréable, c’est avant tout de le respecter et de ne pas le dégrader, ce sera une fuite en avant… et une exaspération quotidienne pour chacun de nous.
A découvrir sur le site de paris.fr

La Ville de Paris réaffirme son soutien aux travailleurs sans-papiers d’Ile-de-France et demande au Gouvernement de respecter ses engagements

COMMUNIQUÉS DE PRESSE

28/01/2011
Aujourd’hui, la Cité nationale de l’histoire de l’immigration, occupée depuis près de quatre mois par environ 500 salariés sans-papiers qui réclament leur régularisation, a décidé à nouveau d’être fermée au public avec pour objectif de « mettre un terme à l’occupation ».
De plus, les syndicats et associations appellent à un rassemblement des travailleuses sans-papiers de l’aide à la personne, demain à 14h place de la République.

Bertrand Delanoë, maire de Paris, et Pascale Boistard, adjointe chargée de l’intégration et des étrangers non communautaires, ont d’ores et déjà interpellé à de nombreuses reprises le Gouvernement et fait part de leur indignation face aux situations très préoccupantes de ces salariés, qui participent depuis plusieurs années à l’économie de la Capitale dans des secteurs reconnus comme déficitaires.
Si le travail clandestin doit être combattu car il est une source d’abus insupportables,
il faut s’interroger sur les conséquences économiques du durcissement des politiques migratoires qui engendre des difficultés de recrutement et le développement de pratiques condamnables.

Aussi, la Ville de Paris demande que le Ministère de l’Intérieur, de l’Outre-Mer, des Collectivités territoriales et de l’Immigration prenne ses responsabilités et tienne ses engagements :
• en appliquant l’accord conclu en juin 2010 qui prévoyait la régularisation d’environ 6.000 travailleurs sans papiers ;
• en délivrant des instructions spécifiques en direction des préfectures pour permettre la régularisation des femmes sans-papiers travaillant dans les services d‘aide à la personne.

 

Exposition

Du 31 janvier au 17 mars, Sandrine Sueres, sculpteur Céramiste exposera ses créations. Carole Kvasnevski y joindra sa collection de toiles « boiseries africaines » afin de créer un univers singulier rendant hommage à l’Afrique tout en y mélangeant des inspirations classiques et japonaises. En effet, Sandrine Sueres utilise la technique japonaise du Raku  pour insuffler force et beauté dans des sculptures et bijoux d’inspirations Africaines.

Le RAKU est une technique de cuisson de poterie développée au Japon au XVIe siècle, elle est liée à la cérémonie du thé et donc à la philosophie zen.Le mode de cuisson est assez brutal car les pièces émaillées sont enfournées à four Chaud (proche de 1000 degrés), elles sont défournées incandescentes, puis enfumées (dans de la sciure ou autre matériau pouvant brûler), avant d’être refroidies brusquement dans l’eau. Le choc thermique et l’enfumage provoquent un craquelé caractéristique, lustré parfois, ainsi qu’un noircissement de la terre. Aujourd’hui cette technique est utilisée pour la réalisation de diverses poteries. Par les effets spéciaux de la cuisson RAKU les pièces sont UNIQUES.

 

afficheexposuereskvasnevski.jpg

Un budget 2011 ambitieux et solidaire

A l’occasion de l’adoption du budget de la Ville de Paris au mois de décembre dernier, la majorité municipale de Bertrand Delanoë a réaffirmé ses priorités : solidarité, dynamisme et innovation.

Ce ne sont pas moins de 7,65 milliards d’euros que la municipalité parisienne a voté pour 2011, au service du logement, de la solidarité et des transports des Parisiens. Les impôts locaux, après 2 années de hausse, restent stables. La dette est maîtrisée. Les dépenses de fonctionnement sont contenues. Ce budget démontre le souci de sérieux et d’efficacité de la collectivité parisienne.

Dans un contexte de crise économique et sociale, il est plus que nécessaire de faire face aux effets dévastateurs de la politique d’un gouvernement se désengageant toujours plus de ses missions premières. Le choix principal réside dans la priorité absolue donnée à la solidarité et à l’investissement, c’est-à-dire à l’avenir de notre Ville.

Les budgets de solidarité atteignent un niveau record et dépassent désormais les 2 milliards d’euros :

  • Emploi, notamment avec le renforcement du RSA,
  • Logement, avec l’extension des dispositifs Paris Logement et du Fonds de Solidarité Logement,
  • Insertion, au travers du Plan départemental d’insertion, à l’aide sociale à l’enfance, etc.

Avec un investissement de 1,75 milliard, contre 1,4 milliard en moyenne entre 2001 et 2008, nous souhaitons  répondre aux attentes de justice sociale et de qualité de vie des Parisiens, mais aussi préparer Paris à son avenir dans la compétition des grandes métropoles internationales.
Nous financerons des logements pour les classes moyennes et modestes (6.600 cette année encore), des transports publics rénovés, diversifiés et propres (comme Auto Lib’), des crèches, des équipements scolaires, culturels, sportifs à la hauteur des attentes des parisiens etc. Ce record d’investissement a également pour objectif de soutenir fortement l’activité économique à Paris en cette période de très faible croissance au niveau national, en mettant l’accent sur l’aide aux PME innovantes et aux activités non-délocalisables.

Et la droite, elle,  préfère faire peser sur les entreprises parisiennes – notamment les PME – une augmentation de 800 millions d’euros d’impôts dès 2011, pour le moins incompréhensible au vu de la réforme de la taxe professionnelle.

Communication du Maire de Paris

Les investissements de la Ville en 2011

  • 7,6 M€ d’investissements localisés dans le 17e (voirie, espaces verts, équipements publics), dont 1,8 M€ pour le futur gymnase Saussure, 80 000 € pour le terrain d’éducation physique d’Asnières,1,1 M€ pour les travaux dans les écoles, 85 000 € pour l’éclairage rue Waldeck-rousseau, 250 000 € pour le boulevard Aurelle dePaladine, 262 000 € pour l’aménagement de la rue Dautancourt,100 000 € pour le carrefour Kellner/Leclaire/Navier, 320 000 € pour le square des Batignolles, 160 000 € pour le square des Epinettes…
  • 3,2 M€ pour l’avenue de Clichy,
  • 6,8 M€ pour le futur Conservatoire,
  • 8,2 M€ au compte foncier pour la concession de Clichy Batignolles,
  • 3 M€ pour l’extension du Parc Martin Luther King,
  • 18 M€ pour l’opération Clichy-Batignolles et rue Cardinet (mail),
  • 7 M€ pour les voiries du secteur Saussure (franchissement voies ferrées),
  • et tous les investissements de la ville en matière de logement social…

Investissements localisés sur le 17e

Le journal des élus de gauche du 17e

Le journal des élus de gauche du 17e dans Mandat d'élu pub_17e_janv2011w_page_1v

 

Concertation sur le prolongement du T3 jusqu’à la Porte d’Asnières

Réunion publique

Jeudi 10 février à 19h au lycée international Honoré de Balzac, 118 Boulevard Bessières (17e).

En outre, la Maison du Projet Clichy Batignolles accueille l’exposition sur le prolongement du T3, de la Porte de la Chapelle à la Porte d’Asnières, dans le cadre de la concertation préalable organisée du 17 janvier au 18 février 2011 par la Mairie de Paris, la Région Ile-de-France et le Syndicat des transports d’Ile-de-France (STIF).

Cette nouvelle section du Tramway concerne 4,7 km le long des boulevards des Maréchaux, 8 nouvelles stations pour un investissement estimé à 205 M€ (hors rames et requalification urbaine). Il vise à renforcer les liens entre Paris et les communes limitrophes, remplacer le bus PC, faciliter les correspondances avec les autres lignes et bien entendu prolonger d’autant le succès du T3 déjà en service au Sud de Paris.

Pour en savoir plus : www.prolongement-t3-porteasnieres.fr

Exposition : Maison  du Projet Clichy Batignolles – 147 rue Cardinet 75 017 Paris

Le public est invité à faire part de ses remarques sur le registre qui accompagne cette exposition.

Ouverture tous les jours de 14h à 18h

Enquête publique secteur Clichy-Batignolles – Révision simplifiée du plan local d’urbanisme à Paris

Une enquête publique s’ouvre ce lundi 24 janvier 2011 et porte sur la révision simplifiée du Plan Local d’Urbanisme sur la ZAC Clichy Batignolles (17e). Elle se clôturera le 4 mars 2011 inclus.

Elle est l’aboutissement d’une concertation approfondie depuis plus d’un an sur un grand secteur d’aménagement (54 ha), au coeur de la métropole, emblématique de l’ambition que la Ville de Paris porte pour le renouvellement urbain dans cette partie de territoire et pour le développement d’une ville mixte et durable.

Cette enquête doit permettre de recueillir les avis du public sur les modifications à venir du Plan Local d’Urbanisme. Elle porte notamment sur les adaptations du PLU permettant d’accueillir le futur Palais de Justice de Paris et la Direction Régionale de la Police Judiciaire. Il s’agit d’un programme ambitieux intégrant un bâtiment signal de grande hauteur.

Ces évolutions concernent également la localisation des équipements publics et, sur certains terrains, la possibilité de permettre aux immeubles de logements de tout type (sociaux et privés) d’atteindre ponctuellement une hauteur de 50 m afin de contribuer au maintien d’unobjectif prioritaire de création de logements dans la ZAC et de développer un paysage
diversifié et une silhouette urbaine moins compacte, à l’échelle du parc Martin LUTHER KING de 10 hectares.

Madame Catherine Marette, architecte DPLG, a été nommée commissaire enquêteur et Monsieur Michel Lemasson, cadre retraité France Télécom, nommé commissaire enquêteur suppléant.

Le dossier d’enquête publique ainsi que les registres d’enquête sont à la disposition du public à la Mairie du 17e arrondissement – 16/20 rue des Batignolles Paris 17e. Le public peut toutefois adresser par écrit ses observations au siège de l’enquête, à la Mairie du 17e arrondissement, à l’attention du commissaire enquêteur. Celui-ci assurera des permanences à la mairie du 17e arrondissement pour informer et recevoir les observations du public les jours suivants :

  • le lundi 24 janvier 2011 de 09h à 12h
  • le mercredi 02 février 2011 de 14h à 17h
  • le samedi 12 février 2011 de 09h à 12h
  • le jeudi 17 février 2011 de 16h à 19h
  • le mardi 22 février 2011 de 09h à 12h
  • le vendredi 04 mars 2011 de 14h à 17h.

Toutes les informations liées au dossier d’enquête et à l’organisation de celle-ci sont données sur les sites internet de l’opération Clichy Batignolles www.clichy-batignolles.fr et dela Ville de Paris www.paris.fr

Pour en savoir plus : télécharger les panneaux de l’exposition et le dossier d’enquête publique 

Petits messages aux rigolos qui essayent de publier sur mon blog

Ils peuvent naturellement continuer à envoyer leurs commentaires, cela m’aide à mesurer leur incommensurable bêtise. Toutefois, étant donné qu’ils n’ont pas le courage d’assumer leurs propos (et je les comprends) , qu’ils se cachent derrière des adresses et des pseudonymes bidons, il est hors de question que je les valide. Les militants UMP ne doivent avoir rien de mieux à faire, sans doute.

Répondre à la crise du logement, notre priorité

Une situation dramatique

On compte 3,5 millions de mal-logés en France. Près de 600 000 enfants sont victimes de non-logement ou de mal-logement : 18 000 enfants sont SDF et plus de 2 000 vivent dans des habitats de fortune (cabane, construction provisoire). Plus de 255 000 enfants souffriraient de « surpeuplement accentué ». Les autres vivent dans des squats, des hébergements d’urgence, des habitats insalubres menaçant leur santé.

Récemment, le comité de suivi de la loi Dalo (droit au logement opposable), entrée en vigueur en janvier 2008 et permettant aux personnes mal-logées d’être reconnues comme prioritaires et devant être logées d’urgence, a rendu son rapport annuel. Il s’alarme du retard pris par le dispositif malgré sa montée en puissance. Ainsi, 14 000 ménages prioritaires ne se sont pas vus proposer de logements par les préfets, dont 12 500 en Ile-de-France et 10 000 rien qu’à Paris, des chiffres en augmentation constante. L’Etat se retrouve de fait hors la loi.

Il manque actuellement 900 000 logements, alors  le parc ne s’est accru que de 1,2 % en 2009, pour atteindre un total d’un peu plus de 33 millions de logements. D’après l’INSEE, ils se répartissent entre 84 % de résidences principales, 9,6 % de résidences secondaires et de logements occasionnels, et 6,4 % de logements vacants. Les maisons individuelles  représentent 57 % des logements et le collectif 43 %.  57,2% des ménages sont propriétaires de leur résidence principale et 37,5 % sont locataires (20,4 % dans le secteur privé,  17,1 % dans le secteur social).

La situation des ménages face au logement devient de plus en plus injuste. Si le coût du logement absorbe en moyenne 27 % du budget des ménages, ce pourcentage monte à 39% chez les ménages à faibles ressources, contre 34 % en 1996. Entre 1996 et 2006, les loyers des ménages les plus modestes ont progressé de 42 %, tandis que ceux des autres ménages augmentaient de 28 %. Le taux d’effort des ménages est de plus en plus lourd dans le parc locatif privé, et ce phénomène est particulièrement exacerbé en Île-de-France et à Paris, où les prix explosent.

A Paris, les contraintes sont spécifiques : densité élevée du bâti, taille limitée des logements, rendant le parc d’habitation peu adapté à l’accueil des familles, érosion du parc locatif privé. Paris reste pour autant très attractive pour de nombreux ménages (76 000 Parisiens de plus, parmi lesquels 10 000 familles) du fait de son taux d’emploi élevé. On observe un accroissement net de la demande de logements dans le coeur de l’agglomération, qui n’émane pas que des Parisiens. On aboutit donc à une éviction croissante des couches populaires et moyennes du logement locatif privé parisien, mais également à l’augmentation du taux d’effort des ménages qui restent : pas loin du quart de leurs revenus consacré au logement, presque le double de celui constaté au niveau national !
D’après l’Institut d’aménagement et d’urbanisme (IAU) d’Ile-de-France, les loyers moyens sur le marché locatif libre y sont compris entre 17 et 21 /m2. Inacceptable pour les plus modestes qui doivent alors vivre dans des conditions dramatiques, s’ils ne peuvent accéder à un logement social. Inabordable pour les ménages des classes moyennes qui sont condamnés à des choix résidentiels soit coûteux, soit insatisfaisants.
Quant à l’immobilier, les prix pulvérisent les records : à Paris, 7 030 /m2 en moyenne (+ 13,8 % sur un an) ; 5 220 /m2 à La Villette (19 e), 11 590 /m2 à Odéon (6e). Dans le 17e, la moyenne est de 8 112 €/m² dans une fourchette allant de 5 939 € à 10 397 €. La banlieue connaît les mêmes phénomènes inflationnistes : 4 030 /m2 en moyenne en petite couronne, 2. 990 /m2 en grande couronne, et les heures et frais de transports qui s’ajoutent.

Les catégories intermédiaires souffrent et les classes populaires sont hors jeu ne pouvant elles prétendre acheter. Les seuls qui s’en sortent bien, sont les plus riches qui peuvent acheter à des prix exorbitants et conforter leur patrimoine, voire spéculer aux côtés des sociétés spécialisées. La dernière mode est d’acheter des logements pour les louer ensuite à la semaine aux touristes à des prix faramineux, et ce, en toute illégalité. Cela va mal, la crise est là mais pas pour tout le monde. Alors que la situation économique devrait a priori faire baisser les transactions immobilières, c’est le contraire qui se produit et conduit le marché à la hausse.

Un Etat démissionnaire

Pourtant, dans ce contexte particulièrement critique, le gouvernement Sarkozy mène une politique du logement tournée uniquement vers les plus riches. Grâce à l’investissement locatif Scellier, les propriétaires investisseurs se voient rembourse par l’Etat plus du tiers du prix d’un logement neuf mis en location, cette location ne concernant le plus souvent que des foyers aisés au vu des prix élevés. Monsieur Sarkozy veut une France de propriétaires, et n’entend favoriser que ceux qui en ont les moyens. Dans la loi de finances pour 2011 et la loi de programmation 2011-2013, les mesures sont particulièrement sévères pour l’offre de logement social :

  • Chute inexorable des crédits dédiés au logement : de 800 M€ en 2008 (sans plan de relance), puis à 720 M€ en 2009 (avec plan de relance), à 630 M€ en 2010 (avec plan de relance) pour atteindre 427 M€ en 2011 (fin du plan de relance) ;
  • Chute des subventions de 20% pour les PLUS, et 10% pour les PLAI. Et si le gouvernement prévoit 10 000 PLI supplémentaire en 2011, c’est qu’il ne les finance pas. Il en résulte que les opérations de production seront difficiles à équilibrer ;
  • Baisse des crédits à la personne: 5 277 M€ en 2011 contre 5 361 M€ en 2010 et 5 496 M€ en 2009 ;
  • Enfin, les offices HLM se verront taxés généreusement de 245 M€ pour payer la dette de l’Etat vis-à-vis de l’ANRU (Agence Nationale de Rénovation Urbaine).

Des élus parisiens volontaristes

De son côté, la majorité municipale de Bertrand Delanoë s’emploie depuis 2001 à améliorer l’offre tant quantitativement que qualitativement. Ainsi, en 2001, les logements sociaux représentaient 13 % de l’offre globale de logements parisiens. Nous en sommes aujourd’hui à plus de 17%. Au total, ce sont déjà près de 50 000 logements sociaux qui ont été financés par la municipalité entre 2001 et 2010.

Les élus de gauche parisiens ont adopté en novembre dernier son Programme Local de l’Habitat 2011-2017 (PLH). Ce plan ambitieux prévoit de financer 30 000 logements sociaux d’ici 2016, dont 30 % de logements en PLAI, 40 % en PLUS et 30 % en PLS . Cela représente 6600 logements sociaux financés par an jusqu’en 2014, avec l’objectif de poursuivre cet effort sur la période 2014-2016. La ville devrait ainsi atteindre dès 2014 le minimum de 20% exigé par la loi pour 2020, mais également atteindre bien avant l’heure l’objectif fixé par le schéma directeur de la Région Ile-de-France de 25% de logements sociaux d’ici 2030.

La majorité parisienne oriente clairement sa politique en direction de l’ensemble des catégories de ménages. 72 % des Parisiens sont éligibles au logement social (PLAI/PLUS/PLS), et l’essentiel des classes moyennes relèvent soit du PLUS, soit du PLS. Il s’agit d’adapter et développer le parc en termes de taille de logement, de qualité et d’accessibilité pour répondre à la diversité des besoins des Parisiens : familles,  jeunes actifs (2 500 places prévues sur 2011-2016), étudiants (3 000 places prévues sur 2011-2016), personnes âgées ou encore personnes en situation de handicap (1 500), hébergement d’urgence (2 000 places). Aucune catégorie ne sera « oubliée ».

Au-delà du développement de l’offre, la Ville s’engage aussi sur la qualité des logements en aidant financièrement les Parisiens qui le souhaitent à réaliser des travaux d’isolation énergétique et phonique et en poursuivant ses efforts de requalification de l’habitat dégradé.

 Le 17e en pleine évolution
Dans le 17e, entre 2002 et 2009, le nombre de logements sociaux a progressé de 7 841 à 9 103 logements SRU. L’arrondissement reste fortement déficitaire en logements sociaux avec seulement 10,3% contre 15,6% à Paris. Notre volonté est donc clairement de renforcer l’offre de logements sociaux, notamment familiaux.

Dans l’ouest, nous soutiendrons les projets visant à redonner une fonction « Logement » à d’anciens immeubles transformés au cours du temps en immeubles de bureaux. L’acquisition-transformation d’immeubles d’institutionnels ou du parc social de fait sera poursuivie, et nous continuerons notre action de réhabilitation du parc existant vieillissant, notamment en améliorant leur performance énergétique. Nous poursuivrons également les programmes d’aménagement des secteurs Cardinet-Chalabre, Clichy-Batignolles et Saussure (en tout 3 385 logements privés et publics) et le programme de réhabilitation du GPRU de la Porte Pouchet (conservation et réhabilitation de la tour du Bois-le-Prêtre, démolition de la tour Borel isolée et trop proche du périphérique et de la travée nord de la barre Borel trop exposée au bruit, relogement des habitants dans les nouveaux logement rue Pierre Rebière). Par ailleurs, les 13 emplacements inscrits au PLU et réservés pour du logement devraient permettre de construire plus de 350 logements. Aux Epinettes, l’opération programmée d’amélioration de l’habitat (OPAH) concerne 975 immeubles et 18500 logements, et se poursuivra.

La droite du 17e de son côté s’acharne systématiquement contre le logement social, déposant voeux sur voeux pour demander de diminuer les programmes, tentant d’effrayer et de monter les habitants les uns contre les autres, distillant rumeurs et affabulations, stigmatisant les locataires de logements sociaux comme s’ils étaient des délinquants, rayant les micro-opérations réparties sur tout l’arrondissement, se moquant ainsi allègrement des 6 000 demandeurs du 17e et voulant de fait exclure du 17e les familles modestes.

Pour notre part, en tant qu’élus de gauche, nous continuerons sans relâche à tout faire pour garantir la mixité dans notre arrondissement et y maintenir les classes populaires et moyennes dans du logement de qualité.

12



Amours mauvaises |
Gueyo, dynamique de dévelop... |
Camp Laïque |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Duque / Duc / Duke --- Dom ...
| ennaji
| PANDA