Une fois n’est pas coutume, dit-on ?
Pourtant années après années, la rentrée est difficile pour les familles. Non seulement, elles doivent faire face à la baisse de leur pouvoir d’achat, mais en plus elles doivent supporter de plein fouet la politique désastreuse de Messieurs Sarkozy et Darcos.
Au collège et au lycée, ce sont près de 80 000 emplois qui ont été supprimés en six ans. Une nouvelle hémorragie de 12 000 postes est prévue cette année. Dans le 17ème, ce sont plusieurs parents d’élève qui ont appris à la dernière minute que leur enfant ne pourrait être accueilli dans une école publique. En catastrophe, ils doivent se rabattre sur une école privée : un comble ! Il manquerait environ 150 places dans les lycées publiques pour les élèves passant de 3ème en 2nde. Sans compter toutes les familles, n’ayant pu obtenir satisfaction quant au lycée qu’ils avaient choisi, ils ont préféré également aller dans le privé. Mais la droite a certainement obtenu l’effet qu’elle escomptait. Dévaloriser l’école publique pour favoriser l’école privée : un combat séculaire pour elle !
A l’école élémentaire et maternelle, la démographie augmente de fait les besoins. Il manque au moins 2 000 postes qui permettraient de maintenir des effectifs raisonnables par classe. Dans de nombreuses écoles du 17ème, les parents et les enseignants déplorent des effectifs toujours plus croissants. Les conditions de scolarité deviennent de plus en plus pénibles tant pour les élèves que pour les enseignants.
La nouvelle organisation du temps de travail obligent les familles les plus modestes à trouver le samedi et le mercredi des solutions alternatives, souvent coûteuses pour leur budget déjà bien atteint par ailleurs. Naturellement, elles vont se tourner naturellement une fois de plus vers les collectivités pour pallier les manquements de l’Etat. Malheureusement, ces dernières se trouvent souvent démunies face aux responsabilités toujours plus nombreuses que l’Etat lui abandonne sans contrepartie financière.
Sur le plan éducatif, comment peut-on croire un seul instant que les enfants pourront tirer des bénéfices de moins d’heures de cours, contractées sur un temps plus court et plus fatiguant pour eux, et ce dans des classes surchargées qui approchent des 30 élèves par classe ? Pour les enfants le plus en difficultés, on propose de compenser ces handicaps supplémentaires par deux heures de cours, en dehors du temps scolaire et séparés de leurs petits camarades. Au moins, comme cela, on sera certain qu’ils comprennent bien qu’ils sont différents des autres. Plus on apprend jeune, mieux on s’y résigne sans doute !
Grand succès également de la suppression de la carte scolaire : les ségrégations sociales se développent au grand jour et sans entraves… dans notre arrondissement comme ailleurs…
Décidément oui, la rentrée est difficile.